Inhumation de la famille du cameraman Christophe Nkezabahizi


C’est ce mardi 20 octobre que la famille Christophe Nkezabahizi a été inhumée. Une messe de requiem a eu lieu à la Paroisse Saint Joseph de Ngagara au nord de la capitale Bujumbura. Une grande désolation se lit sur les visages des gens qui pleurent encore les leurs.



Par: Isanganiro , mardi 20 octobre 2015  à 13 : 56 : 43
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A l’intérieur de l’Eglise, cinq cercueils dans lesquels reposent les corps du cameraman de la RTNB Christophe, sa femme Alice et trois enfants dont Kamikimana, Trésor et Evariste sont rangés devant cinq prêtres qui célébraient la messe. Au milieu de ceux-ci, l’Abbé Louis-Marie Nahimana. Une foule immense de personnes était venues dire adieu à la famille.

Pour la plupart, les gens se regardaient sans se parler. Plutôt ils sanglotent. Les larmes coulaient sur les visages. Tous ceux à qui nous avons tendu le micro n’ont pas envie de dire un seul mot sauf pour dire : « je n’ai rien à dire sur ça ».

Devant l’Eglise, vers la fin de la messe, un groupe de personnes brandissaient des pancartes pour manifester contre le meurtre commis à l’égard de la famille Christophe. Sur ces pancartes, on pouvait lire notamment : « Non à l’exécution extrajudiciaire. Non à la violence. Non à l’injustice. To kill is not a solution (pour dire : tuer n’est pas une solution). Turiyamirije ubwicanyi bw’inzirakarengane … (Nous nous insurgeons contre les crimes commis à l’égard des innocents) ».

Dans les environs de onze heures, la messe était dite. Les cinq cercueils ont été embarqués dans cinq véhicules pour que Christophe et les siens se rendent à leur dernière demeure au cimetière de Mpanda.

La famille Christophe Nkezabahizi a été entièrement tuée le 12 octobre vers le soir, à son domicile sis au quartier III de la zone Ngagara. Des éléments de la police étaient venus venger un des leurs qui avait été tué quelques temps plus tôt. Un autre avait été blessé. Le drame a emporté au moins neuf personnes en tout sur l’avenue dite Buye du même quartier.




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