Bubanza : grève à l’Itab pour défendre leur propriété


Plus de six cent élèves de l’Institut Agricole du Burundi, ITAB, ne sont pas retournés dans leurs salles de classe après dix heures de ce lundi. Ils se sont dirigés à l’extérieur de l’établissement, sur un terrain en conflit à quelques 50 mètres de l’école. Ce terrain d’à peu près un hectare et appartenant à l’ITAB GIHANGA était en construction par un nouvel acquéreur qui n’est pas encore connu. Les élèves ont détruit la première maisonnette servant d’hébergement aux maçons, ces derniers ont pris le large après avoir été dépouillé des machettes et des houes qu’ils étaient en train d’utiliser pour débroussailler le reste du terrain.



Par: Isanganiro , lundi 26 octobre 2015  à 20 : 29 : 15
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Une équipe de quatre élèves délégués de la première à la quatrième s’étaient rendus à la direction d’internat ce lundi matin pour demander comment ce terrain en discorde aurait été attribué à quelqu’un d’autre alors qu’il appartient à l’ITAB depuis plus de vingt ans. La réponse donné par le directeur d’internat n’étant pas satisfaisante pour ces élèves, ils auraient signalé leurs condisciples pour se rassembler à côté de leurs dortoirs à 9 heures 45 minutes et enfin se diriger sur le terrain en conflit. Arrivés sur place, ils ont démoli une petite maisonnette qui servait d’hébergement aux maçons, ils ont dépouillé à ces derniers de tous les matériaux qu’ils avaient : des pioches, des houes des machettes,…

Les policiers, accompagnés de l’administrateur communal sont arrivés sur les lieux quelques minutes après. L’administrateur a essayé d’expliquer que ce terrain est un bien communal et qu’il a été donné à une micro finance dénommée WISE, « mêmes tous les documents sont au complet, et je sais que le responsable scolaire au niveau provincial en est au courant », a –t, il martelé.

Les élèves ont manifesté des gestes de contestation et ils ont indiqué que le terrain appartient bel et bien à l’école et qu’ils y cultivent chaque année. « Ces plates-bandes qui s’y trouvent en sont les preuves, c’est un terrain que nous utilisons souvent, même lors des travaux pratiques, nous le ravir comme ça, ce n’est pas compréhensibles ! », se lamentait l’un de ces élèves, apparemment très douteux.

Finalement le chef de poste de la police en commune Gihanga a recommandé au chef de chantier d’arrêter momentanément les travaux afin d’éviter le chaos, ce qui a été accepté. Il a également recommandé aux élèves de retourner à l’école, mais ils ont catégoriquement refusé, sans rien expliquer.

Ils avaient aussi suspendu sur des branches d’arbres des écrits sur des feuilles disant : « Nous refusons les gens qui veulent s’accaparer des biens de l’ITAB ». Après des heures et des heures de négociations, vers treize heures l’administrateur, les policiers et les responsables de l’école sont partis, laissant ces six cent élèves assis sur ce terrain en conflit.

A titre de rappel, un autre terrain situé à côté de celui aujourd’hui en discorde a été accaparé de cette façon par un particulier et cela a causé beaucoup de soulèvements des élèves et des enseignants. Mais ça n’a pas empêché que ce terrain soit attribué à cet homme qui l’a directement entouré de quatre murs, c’était en 2009.




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