L’Olucome appelle au dialogue entre tous les protagonistes au conflit burundais


La dégradation de la situation sécuritaire au Burundi préoccupe l’Observatoire de lutte contre la corruption et les malversations économiques (OLUCOME). Cette organisation estime que quand un différend est né entre deux ou plusieurs protagonistes, la rencontre autour d’une table de dialogue ou de négociations est la solution la plus idéale.



Par: Isanganiro , jeudi 29 octobre 2015  à 15 : 08 : 49
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Dans un communiqué sorti jeudi 29 octobre, l’Olucome déplore la suspension des négociations qui avaient été entamées sous les auspices des Nations Unies, de l’Union Africaine et de la communauté Est-africaine et sous la médiation du président ougandais Yoweri Museveni. Il lance un cri insistant d’alarme, tout en recommandant certains points aussi bien au pouvoir de Bujumbura qu’à l’opposition, à la communauté internationale et à la médiation.

Selon l’Observatoire, le gouvernement en place devrait se rendre à l’évidence que les ingrédients d’une guerre ou à tout le moins d’une déstabilisation politique, sociale et économique se profile à l’horizon quand chaque nuit, des tirs fauchent des citoyens innocents, des agents de police et de l’armée qui tentent de rétablir l’ordre.

Il faudrait ainsi « revenir à la raison et adopter une bonne stratégie de dialogue réel et franc entre les vrais protagonistes, même le CNARED et tout autre groupe dont les vues sont divergentes avec le gouvernement en place ». L’Olucome soutient que cette voie est l’unique solution salutaire pour une paix réellement durable. Il en appelle en plus au même gouvernement d’arrêter les violences actuelles « semblables aux crimes de guerre » car les commanditaires et les auteurs de ces dernières répondront un jour à ces actes devant les juridictions tant nationales qu’internationales.

L’Olucome prie les Nations Unies, l’Union Européenne, l’Union A fricaine et la Communauté Est-africaine de redoubler d’efforts pour ramener les protagonistes burundais autour d’une table de négociations pour une paix franche et durable. Ces organisations doivent en plus, aux yeux de l’Observatoire, « rester aux côtés du Burundi jusqu’au dénouement total et à la mise sur pied de nouveaux fondements solides de la réconciliation entre ses fils et filles ».

L’Observatoire recommande à la médiation de reprendre le bâton de pèlerin et organiser les prochaines assises pour la poursuite des négociations suspendues et ramener les protagonistes autour d’une table. Elle doit communiquer dans les brefs délais, « le calendrier de ce dialogue afin que les parties s’y préparent pour une rapide issue ». Dans la même voie, la sous-Région est appelée à « prêter main forte à la médiation en vue d’une rapide solution dans le sens de la prévention de l’escalade de la violence qui se profile à l’horizon ».

Quant à l’opposition que l’Olucome pense entière, elle doit répondre à l’initiative des Nations Unies et de l’Union Africaine ainsi que de la médiation pour le dialogue. L’Observatoire lui recommande de renoncer à toute armée pour celle qui aurait pareille tentative car, « elle annihilerait toute l’architecture de la paix que ces organisations avaient l’intention de mener en faveur du Burundi ».

Dans son communiqué, l’Observatoire estime que le Gouvernement a le plus intérêt à ce dialogue. Il explique que des citoyens burundais meurent chaque jour, d’autres partent en exil ; des biens publics et privés sont dégradés mettant en péril l’économie nationale, ce qui enfonce le pays dans une pauvreté sans nom.




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