Relations Burundi-USA : "On ne lutte pas contre les montagnes !"


L’organisation Parole et Action pour le Réveil et le Changement des Mentalités (PARCEM) s’inquiète du retrait du Burundi de l’AGOA et du risque de sa suspension de l’accord de Cotonou. Il estime que cela va étrangler le pays.



Par: Isanganiro , mardi 3 novembre 2015  à 20 : 10 : 05
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Le Représentant Légale de PARCEM estime que la perte du marché américain – dans le cadre de l’AGOA (African Growth and Opportunity Act) – va plonger davantage le Burundi dans la pauvreté et le sous-développement. Les autorités burundaises (notamment l’ambassadeur burundais aux Etats Unis) avaient annoncé la semaine dernière que le Burundi ne perdra rien en sortant du cercle des pays africains autorisés à exporter avec des facilités aux Etats Unis parce que n’exportant pas grand chose au pas de l’Oncle Sam. Selon Faustin NDIKUMANA, cet argument n’est pas convainquant. Il estime que l’Etat burundais devrait plutôt profiter de l’ouverture de ce marché et de tous les avantages y relatifs, notamment les programmes Millenium Challenge Corporation (en rapport avec la bonne gouvernance) et Power Africa (en rapport avec l’énergie).

Le leader de PARCEM exprime en outre ses préoccupations par rapport à la détérioration des relations entre le Burundi et l’Union Européenne (UE). Il rappelle que l’UE est le premier donateur multilatéral du Burundi. "S’il advenait que cette organisation arrête sa coopération dans le cadre de l’article 96 de l’Accord de Cotonou, cela va plonger le pays dans la pauvreté extrême", estime le représentant de PARCEM. 

« Ntawurwana n’imisozi » (littéralement, « on ne lutte pas contre les montagnes »). Faustin NDIKUMANA cite cet adage burundais parlant des relations entre Bujumbura, Bruxelles et Washington . L’UE et les USA sont des géants, le Burundi perdrait à coup sûr la bataille entre lui et ces géants. Chaque année, le Burundi bénéficie d’un appui budgétaire de près de 50% du budget, le gros en provenance de l’UE.

« Il n’y a pas à tergiverser », estime le représentant de PARCEM. L’isolement économique, politique et diplomatique va étrangler le pays. Faustin NDIKUMANA interpelle le gouvernement à s’engager dans le dialogue avec ces « montagnes » pour sauver ce qu’il y a à sauver.

D’après les données du site de la CIA (https://www.cia.gov/library/publications/resources/the-world-factbook/geos/by.html, les Etats Unis constituent ) les Etats Unis étaient en 2014 le 8ème client du Burundi. Ils absorbaient 4.3% des exportations du pays, ce qui représente plus ou moins 5.2 millions de dollars américains. Les clients principaux étant le Pakistan, qui achète 12.7% des ventes du Burundi ; presque à égalité avec la RDC (12.6%), suivie de l’Uganda et de l’Allemagne.

L’Union Européenne est le premier bailleur multilatéral du Burundi. D’ici 2020, date marquant le terme de l’accord de Cotonou, le Burundi devrait recevoir ou perdre de son partenaire un appui de près de 432 millions d’Euros.




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Par   ce  mercredi 4 novembre 2015   à 00 : 09 : 57

Mbe babagaburiye ibiki ? Aho gukora mu mutwe hawe huzuyemwo gushera ! Nta muzungu yoguha ikintu ca gusa. Uwasama arotsa ngo ni imfashanyo ariko arya abuzukuru biwe.



Par   ce  jeudi 5 novembre 2015   à 11 : 13 : 20

Disons le ce Faustin et son parcem sont finances par l’UE donc autrement ce sont une branche de l’UE au Burundi.
Moi je suis pour la cooperation et je suis contre une vie depassant mes moyens. On nous maintient sous perfusion specialement. Diversifions nos partenaires pour mieux profiter de la cooperation.
Quand Amb. Augustin Nsanze le disait beaucoup d’entre nous avons crier scandal. Finalement il avait raison. Sous lui la diplomatie burundaise etait respecte ; tout ceux qui nous ont meprise ont eu la reponse adequate et personne n’a parle de sanction.
Sohora amaboko mukore ; ubwenge buje kukivi kubakibufise.



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