Revue du 08 octobre 2011




Par: Richard Nzokizwanimana , dimanche 9 octobre 2011  à 11 : 24 : 49
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Est-ce un aide-maçon, un bandit ou un rebelle ? S’interroge le journal Iwacu ?

Il s’agir de Lin Berahino, hospitalisé à l’hôpital militaire de kamenge depuis le 17 septembre dernier. Il avait été blessé par balle dans une attaque dans la zone Nyambuye de la commune Isale par ses ancien compagnons de lutte. Alors qu’il se faisait soigner au centre de santé de la commune urbaine de Buyenzi, il a été transféré à l’hôpital militaire de Kamenge pour des raisons de santé mais aussi pour des raisons d’enquête où il est gardé par des policiers.

Ce jeune homme de 23 ans, originaire de la commune Mubimbi était un membre du palipehutu FNL depuis 2008, mais après la signature du cessez-le feu avec Agathon Rwasa, il intègre l’armée régulière. Soucieux de reprendre ses études, il déserte une année après et demande une inscription en 8ème année au collège communal de Mushikamo en province Muramvya. Comme sa demande n’a pas eu de suite favorable, il s’essaie à la maçonnerie, devenant aide-maçon jusque au jour où ses compagnons de lutte tirent sur lui.

Que Gatumba soit un cas isolé ou pas, laissons le temps faire son travail, titre aussi le journal Iwacu.

Dans une interview accordée à cet hebdomadaire, le président de l’observatoire de l’action gouvernemental explique que les Burundais ont un espace pour jouir de leurs libertés mais qu’il y a encore des lacunes.

C’est l’interdiction faite aux médias de mener leurs propres enquêtes sur le carnage de Gatumba et la mesure prise à l’endroit des magistrats. Onesphore Nduwayo trouve que ce n’est pas normal de priver l’opinion de son droit à l’information et cela peut pousser les gens à douter des rapports transmis par une partie sur cette affaire de Gatumba.

Et maître Gérard Ntahe, professeur de droit de la presse de dire que, n’en déplaise au conseil national de sécurité et à celui de la communication, les journalistes ont bel et bien le droit de traiter l’actualité relative au massacre de Gatumba, car le secret de l’instruction pré-juridictionnelle ne s’impose qu’aux magistrats, officier du ministère public, greffiers et officiers de la police judiciaire

Parlant toujours de ces massacres de Gatumba, le quotidien gouvernemental le Renouveau écrit que ce carnage a amené un léger changement de mode de vie. En effet, poursuit ce journal, le calme est revenu après le coup de vent qui s’y est abattu. La population affiche ces derniers jours un comportement plus responsable, elle ne fréquente plus en désordre les bistrots ou rentrent plus tardivement à la maison.

Quand la rivière Mugere fait objet de dispute entre deux communes de Bujumbura, écrit l’agence net press.

Deux administrateurs communaux ne s’entendent pas sur l’appartenance administrative du cours d’eau dit rivière de Mugere. Il s’agit de celui de la commune Kanyosha et celui de la commune Kabezi. Celui de Kanyosha a interdit il y a un certain temps de toutes leurs activités ceux qui extraient le sable et le moellon. Il indique qu’il a exécuté une mesure consensuelle prise conjointement par les agents de sécurité de la mairie de Bujumbura et ceux de la province de Bujumbura rural.

Mais selon l’administrateur de Kabezi, la rivière Mugere se trouve dans sa circonscription surtout qu’il n’y a pas jusqu’à présent une loi qui attribue la paternité de la rivière Mugere à l’entité administrative de la mairie de Bujumbura. Il jure la main sur le cœur que cette mesure a été prise sans qu’il ne soit consulté. Actuellement, ceux qui en paient les frais sont les gens qui joignaient les deux bouts du mois grâce à l’extraction du sable et du moellon dans cette rivière qui ne savent aujourd’hui à quel des deux saints se vouer.

L’autre localité qui fait objet de dispute c’est le secteur Nyabusoko II de la commune Mabayi sur la frontière entre le Burundi et le Rwanda.

C’est le journal Iwacu qui l’écrit. En effet des orpailleurs rwandais ont annexé une portion de terre burundaise de 2580 m2. Ces orpailleurs clandestins rwandais sont installés sur cette partie riche en or, profitant de l’absence de la population dans ce coin, déplaçant ainsi la rivière Ruhwa séparant les deux pays. Les parties burundaises et rwandaises sont en concertation pour chercher un terrain d ’entente.

Par crainte de lourdes peines, des violeurs tuent leurs victimes, écrit le journal la dignité de la femme.

En juillet de cette année, une vielle maman de la commune Mpanda de la province Bubanza a été violée et étranglée et son cadavre a été retrouvé longtemps après le crime. Au cours de l’année scolaire 2010-2011 une jeune fille de la 8ème année au collège communal Ciya en commune Bubanza a été tué quand elle rentrait à la maison

Les violeurs qui, aujourd’hui ont peur de lourdes sanctions, préfèrent faire disparaître leur principal témoin, c’est-à-dire leur victime. En mars 2008 par exemple, deux jeunes hommes qui ont violé une jeune fille de la commune Musigati ont été condamnés à une peine à perpétuité. Les responsable de la justice ainsi que les représentants des associations de défense des droits de l’homme insistent auprès des habitants pour qu’ils portent plainte au plus tôt afin que les coupables soient rapidement identifiés et punis.

Dans le chapitre des divers, une femme et son beau-frère sont incarcérés pour adultère, écrit l’agence burundaise de presse.

Il s’agit d’une jeune femme récemment mariée à un motard vivant au quartier Rugarama au chef-lieu de la province Makamba. Elle a été attrapée en flagrant délit d’adultère en pleine journée. Son mari le motard avait informé son épouse qu’il partait pour un voyage et qu’il allait revenir le soir. Revenu longtemps avant le moment annoncé il a surpris son petit frère avec son épouse dans la chambre à coucher.




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