La vie économique de la zone Cibitoke tourne au ralenti




Par: Isanganiro , mardi 10 novembre 2015  à 20 : 06 : 35
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“ Je vais au marché vendre ces deux bidons vides pour pouvoir manger aujourd’hui” dit un rabatteur “kokayi” rencontré sur la route communément appelée Dorsal entre la zone Kinama et Cibitoke précisant que sa femme et ses 2 enfants ont fui à la zone Buyenzi. Ces rabatteurs sont obligés de travailler un à un à tour de rôle en se relayant, une fois tous les deux jours puisque les gens qui prennent des bus dans cette partie de la capitale sont peu nombreux.

Un des chauffeurs de bus précise qu’ ils font le triple du temps habituel pour arriver à avoir les 30 clients par bus guettant à chaque coin d’une allée la venue probable d’un client.

Les motards et les chauffeurs de taxis “Bajaj”, ont fait des affaires pendant les 3 derniers jours de la semaine passée lorsque les gens fuyaient. Mais aujourd’hui, ils n’ont presque rien car les quartiers sont vides. Ils brulent du carburant à la recherche des clients sans succès et rentrent sans versement, ce qui provoque la colère de leurs patrons.

A la 3è avenue de la zone Cibitoke une seule boutique est ouverte. Le vendeur dit que les clients viennent un à un et certains articles comme le riz, le haricots ne sortent plus de sa boutique. Les hommes qui achètent ces produits préfèrent acheter des biens directement consommables comme les beignets, les biscuits, du pain, des cacahouètes, des limonades etc. même si les producteurs des beignets et le pain ont fui.

Au Centre de santé, au Carrefour des quartiers Kinama, Cibitoke, et Mutakura à 9h, seule une dizaine de femmes était venue faire vacciner leurs bébés au lieu d’une centaine qui venait chaque jour. A 200 mètres de là, au lycée Cibitoke, un élève boycotte les cours à 10h car, dit-il, seuls 21 élèves sur 60 sont en classe. Il préfère donc rentrer à la maison pour préparer la nourriture puisque ses deux sœurs et sa maman ont fui le quartier




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