Que personne ne soit exclu du dialogue entre burundais


L’administrateur communal de Muramvya appelle sa population à rester unie en cette période où la question de dialogue ou de négociations semble diviser la classe politique. Le parti MRC dans cette même commune souhaite que ces pourparlers n’excluent personne.



Par: Isanganiro , vendredi 13 novembre 2015  à 13 : 15 : 58
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Elie Nijimbere, le représentant du parti MRC en commune et province Muramvya trouve que la tenue des négociations est incontournable. « Le problème qu’il y a au pays ne peut pas être résolu sans que l’on se mette sur la table des négociations », dit-il.

Pour lui, le dialogue qu’il faut doit être celui qui soit le plus inclusif possible. « Il faut inclure toutes les parties en conflit, c’est-à-dire le pouvoir et l’opposition politique d’abord, mais aussi tous les autres partenaires dont notamment la société civile ».

Quand Elie parle de l’opposition politique, il met un accent sur le Cnared regroupant les politiciens qui se sont exilés, ayant été contre le nouveau mandat du président en place. Par ailleurs, Elie estime que ce dialogue devrait se tenir en pays étranger. « Même les négociations qui ont abouti à l’accord d’Arusha se sont déroulés à l’extérieur, avec l’appui de nos partenaires ».

Il explique aussi que si ces négociations se tenaient à l’étranger, c’est là où l’opposition s’exprimerait plus librement. Elie soutient également que le conflit burundais est politique. Donc pour lui, il faut trouver une solution politique, et une solution négociée entre toutes les parties concernées.

L’administrateur communal de Muramvya Dieudonné Nsabimana estime de son côté que le dialogue peut se faire via la commission de dialogue inter-burundais récemment mise en place par le gouvernement. « En cas de besoin, cette commission peut se rendre à l’étranger pour se rencontrer et parler avec l’une ou l’autre partie qui ne veut pas être consultée au niveau national.

Mais pour Monsieur Nsabimana, une chose importe le plus pour sa population : la paix et la sécurité. Il demande ainsi aux habitants de sa commune que si une fois les membres de cette commission venaient les consulter, il faut répondre à l’appel et donner librement leurs versions.

Dieudonné Nsabimana insiste encore : « Que personne ne vienne un jour ou l’autre pour diviser la population ». Il recommande à sa population de garder à l’esprit qu’il faut rester unie et solidaire, en tout et partout.




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