Bubanza : une personne tuée par un policier, les associations des droits humains parlent d’exécution extrajudiciaire


Une personne a été tuée par les policiers au cours de la nuit de samedi à Gihanga centre. La victime connue sous le sobriquet de Gasongo, voisin du président du parti CNDD FDD a été abattue par les policiers qui gardent le domicile de ce politicien, l’accusant d’avoir escaladé le mur du domicile de Paul Ndimurwanko, président du parti au pouvoir en commune Gihanga. La réunion de pacification tenue par le commissaire provincial de la police n’a pas duré un instant, ce numéro un de la police a été hué par les habitants de la localité où a été commis le crime et, très fâché, il a interrompu la réunion à la grande surprise des administratifs qui étaient sur les lieux.



Par: Isanganiro , dimanche 15 novembre 2015  à 20 : 14 : 03
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Une personne a été tuée par les policiers au cours de la nuit de samedi à Gihanga centre. La victime connue sous le sobriquet de Gasongo, voisin du président du parti CNDD FDD a été abattue par les policiers qui gardent le domicile de ce politicien, l’accusant d’avoir escaladé le mur du domicile de Paul Ndimurwanko, président du parti au pouvoir en commune Gihanga. La réunion de pacification tenue par le commissaire provincial de la police n’a pas duré un instant, ce numéro un de la police a été hué par les habitants de la localité où a été commis le crime et, très fâché, il a interrompu la réunion à la grande surprise des administratifs qui étaient sur les lieux.

Le jeune homme d’à peu près trente ans rentrait chez lui au quartier Vyondo, c’était vers vingt-deux heures dans la nuit de samedi à dimanche . On ne sait dans quelles circonstances il a été tué mais des coups de feu ont créé une peur panique chez les habitants de la localité qui donnent des versions diverses de cet assassinat.

Selon certaines sources, Il aurait été appelé par l’un des policiers qui gardent le domicile du président du parti au pouvoir mais il n’a pas voulu répondre. Et c’est ainsi qu’il été suivi par des balles qui n’ont pas atteint leur cible. Gasongo, un réparateur des bornes fontaines très connu dans la localité, aurait été finalement attrapé, puis allongé par terre et fusillé à bout portant, ceux qui ont observé le cadavre sur le lieu du drame ce dimanche matin ont compté douze balles , des pieds jusqu’à la tête selon une source contactée sur place , et le crime a été commis à quelques mètres de son domicile.

D’autres sources disent plutôt que Gasongo aurait agressé les policiers puisqu’il avait pris un verre de trop et il aurait été capturé et abattu à bout portant, tout près de chez lui. C’était la désolation totale dans la famille éprouvée qui cherchait à savoir comment le crime s’est passé.

« Je ne comprends pas comment les policiers peuvent tuer quelqu’un qu’ils ont déjà attrapé !!Ce serait peut-être la criminalité qu’on entend ailleurs, dans quelques quartiers de la ville de Bujumbura qui commence dans notre commune !! Que Dieu nous aide à ce que ça ne soit pas le cas, que ça ne continue pas », se lamentait un notable de la colline rencontré sur place.

Les sources policières parlent d’un bandit armé qui escaladait la clôture du président du parti au pouvoir dans la commune et qu’un policier l’a abattu. Rémégie Nzeyimana, commissaire de police dans la province qui était sur place ce dimanche matin a ajouté que la victime avait dans sa poche une grenade, ce qui est fortement démenti par les défenseurs des droits humains qui ont suivi de près le dossier.

« Ce genre de crime, c’est ce qu’on appelle : exécution extra judiciaire !! Les policiers l’ont tué après l’avoir attrapé, je suis aussi son voisin et j’étais tout près, ils l’auraient conduit au cachot, tout au moins, s’il avait commis une infraction ! Dire qu’il avait une grenade dans sa poche, c’est un pur montage, nous avons su que la grenade lui a été déposée dans sa poche après avoir été tue », précise Ernest Bimenyimana, représentant du réseau national des observateurs des droits humains au Burundi.




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