Crise burundaise : plus de cas de rechutes au CNPK


La crise socio-politico- sécuritaire que traverse le Burundi depuis sept mois a causé des troubles psychologiques et des rechutes chez les malades mentaux du centre Neuro psychiatrique de Kamenge CNPK. Selon Frère Hypollyte Manirakiza Directeur du CNPK, les enfants qui entendent des crépitements d’armes ou qui voient des cadavres jonchant les rues sont particulièrement affectés.



Par: Isanganiro , vendredi 20 novembre 2015  à 11 : 37 : 02
a

D’après le directeur du CNPK, des troubles psychologiques ont augmenté surtout en Mairie de Bujumbura même si des études y relatives n’ont pas encore été faites. Plus de 50 % des patients de l’intérieur du pays et 45 % de la mairie de Bujumbura ne sont pas allés récupérer leurs médicaments par peur. Cela a entrainé une augmentation sensible des cas de rechutes.

Une certaine fragilité psychologique a frappé les enfants comme les adultes de divers quartiers de la Municipalité de Bujumbura. Consécutivement à cette situation, le CNPK a enregistré beaucoup de patients qui racontaient tout ce qu’ils ont vu (des morts) ou entendu (crépitements d’armes).

Selon toujours frère Manirakiza, les enfants perdent de plus en plus l’espace sécuritaire et vivent alors l’espace pathogène.

Ce responsable de l’établissement dit « kwa Legentil » conseille aux jeunes burundais de peser le pour et le contre et de prendre la distance face aux tueries qui s’observent aujourd’hui. Manirakiza suggère aux familles de protéger leurs jeunes enfants afin de les aider à bien préparer leur avenir.

Dans le but de prévenir les risques des troubles psychologiques liés à la situation sécuritaire actuelle, ce centre entend inaugurer bientôt un centre d’écoute pour les moins de 18 ans.




Twitter cet article// Partagez cet article sur Facebook

255 ont visité l'article



Votre réaction sur l'article/émission/brève..

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Ecrire un message à l'auteur de cet article

Envoyer un message



Dans la même rubrique
a

Rumonge : Plus d’une centaine d’élèves voient leurs notes au concours national annulées



a

Lumitel : la réconciliation de l’inspection générale du travail finit en queue de poissons



a

Rumonge : Les robinets de la Regideso ont tari



a

L’enlèvement des déchets ménagers écarte les pavés de Bwiza



a

Bubanza : La population de Mpanda, yeux fixés sur les 500 millions de la commune



a

Société : Les tailleurs de l’Avenue de la Mission reprennent leurs activités



a

Rumonge : Une trentaine de diplômes annulée au lycée Dama



a

Editorial : « Eduquer ou Périr »



a

Rumonge : Pots de vin pour corriger l’Examen d’Etat !



a

Mayengo : Les conditions de vie se détériorent





Les plus populaires
Rumonge : Plus d’une centaine d’élèves voient leurs notes au concours national annulées,(popularité : 58 %)

Lumitel : la réconciliation de l’inspection générale du travail finit en queue de poissons ,(popularité : 30 %)

Rumonge : Les robinets de la Regideso ont tari,(popularité : 19 %)

Pourquoi l’investiture des Bashingantahe ?,(popularité : 13 %)

Société : Les tailleurs de l’Avenue de la Mission reprennent leurs activités ,(popularité : 10 %)

L’enlèvement des déchets ménagers écarte les pavés de Bwiza ,(popularité : 6 %)

Rumonge : Une trentaine de diplômes annulée au lycée Dama,(popularité : 5 %)

Bubanza : La population de Mpanda, yeux fixés sur les 500 millions de la commune ,(popularité : 5 %)

Un nouveau code des assurances au Burundi,(popularité : 5 %)

Editorial : « Eduquer ou Périr »,(popularité : 4 %)