La crise actuelle ne devrait pas démobiliser les burundais mais plutôt leur servir de tremplin


Face à la crise actuelle au Burundi, les différences politiques ou ethniques devraient être la base d’un enrichissement mutuel, suggère Frère Emmanuel Ntakarutimana. Il faudrait un engagement d’hommes et de femmes qui voient loin, qui puissent créer un climat rassurant pour tout le monde.



Par: Isanganiro , mardi 24 novembre 2015  à 17 : 01 : 07
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Selon frère Emmanuel Ntakarutimana, le Burundi vit une mutation historique accompagnée de violences à la manière des tournants à l’instar du passage de la royauté à la république ou celle de Ntega-Marangara en 1988. Ce moine explique que les négociations de Kajaga ou de San Egidio, ont été une thérapie socio-politique. Il estime que cette thérapie a permis aux fils et filles de ce pays de s’asseoir autour d’une même table pour une dynamique nouvelle de concessions raisonnées.

Ce dont le Burundi a le plus besoin aujourd’hui, c’est une figure d’Etat qui sait affermir le capital social et développer ensemble une même vision. Le calme, la sagesse et la clair-vision sont de nature à caractériser ces hommes et femmes d’Etat. Des figures rassemblant les burundais en entente nouvelle dans la logique gagnant –gagnant.

Les affrontements secouant le Burundi ne peuvent pas démobiliser les burundais. Il faut faire de la crise actuelle une chance pour une remontée du pays avec une plus-value par rapport aux dix dernières années. Il conseille aux dirigeants de développer des mécanismes qui permettent aux burundais de ne plus retomber dans une guerre civile. Ce tournant historique que connait le pays doit nous donner plus de force pour affronter l’histoire au niveau de la région des grands lacs où le Burundi doit jouer son rôle.

La situation économique instable, bombe à retardement

Depuis que le Burundi est entré en confrontations, la situation économique du pays continue à se détériorer. Si la situation économique n’est pas stabiliser le Burundi est assis sur une bombe à retardement, explique frère Emmanuel Ntakarutimana car la faim et le chômage sont de grands facteurs d’instabilité. Il faut une politique qui ramène la confiance chez les partenaires tant nationaux qu’internationaux avec une vision économique permettant une renaissance économique. Selon toujours Frère Ntakarutimana les responsables de ce pays devraient ouvrir le pays à une gestion responsable et raisonnée.




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