Le FORSC satisfait de l’appel de l’UE contre des agents cités dans des assassinats




Par: Désiré Nimubona , mercredi 22 février 2012  à 17 : 58 : 43
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Le Forum de Renforcement de la société civile, FORSC, salue l’appel des pays de l’Union Européenne au gouvernement burundais de traduire en justice certains haut cadres de l’Etat cités dans des dossiers louches surtout en rapport avec des assassinats.

« C’est aussi notre appel de tous les jours au Gouvernement de traduire en justice toute personne citée dans un cas d’assassinat », souligne le Délégué Général du FORSC, Pacifique Ninanhazwe.

Selon lui, il fallait que le Gouvernement accepte de suivre les conseils de ces grands partenaires du Burundi et traduire en justice certains des hauts cadres de l’Etat, qui sont souvent cités dans des dossiers d’assassinat.

Les dossiers les plus concernés par cet appel des diplomates de l’Union Européenne sont notamment l’assassinat d’Ernest Manirumva, l’ancien vice président de l’Olucome, mais aussi la mort d’une quarantaine de citoyens à Gatumba, le 18 septembre 2011, lors d’une attaque armée dans un débit de boisson.

Comme l’a précisé Nininahazwe, la culture de l’impunité devient de plus en plus observée alors qu’elle devrait être éradiquée, alors que la justice devrait éviter d’être noircie par certaines actions des gens mal intentionnées.

Le représentant de l’Union Européenne Stephan De Loeker avait appelé le Gouvernement burundais au respect des droits humains.

« C’est quelque chose d’inacceptable. On ne tue pas les gens et on ne les torture pas », a déclaré le diplomate, appelant le Gouvernement à la poursuite judiciaire contre certains hauts cadres de l’Etat suite à leur implication présumée dans des dossiers de sang.

De l’assassinat de Manirumva, ancien vice président de l’Olucome, tuée par arme blanche en 2009 en passant par l’attaque de Gatumba, qui a coûté la vie à plus de 35 personnes, certains agents de l’ordre ont été cités, mais la justice ne les a pas écoutés.

Lors du procès sur le meurtre de Gatumba, le Ministère public avait déclaré devant la justice qu’il n’avait pas trouvé assez d’éléments à charge contre ces hauts gradés de la police et des services de renseignement, un argument qui n’a cependant pas convaincu quelques uns.




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