L’OLUCOME appelle Museveni à poursuivre les négociations entre burundais


Dans une lettre ouverte datée du 23 nombre, le président de cette organisation appelle le président ougandais qui est en même temps le médiateur dans la crise burundaise, à reprendre d’urgence la poursuite des négociations inclusives dans le but de protéger le Burundi et la région des Grands Lacs.



Par: Isanganiro , mercredi 25 novembre 2015  à 12 : 22 : 53
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A travers un document de treize pages adressé au président ougandais et médiateur burundais Yoweri Kaguta Museveni, l’Observatoire de lutte contre la corruption et les malversations économiques (OLUCOME) se montre confiant que pour résorber tout différend, la rencontre autour d’une table de dialogue ou de négociations est la solution la plus idéale.

Il exprime ainsi sa désapprobation de la guerre « qui se profile à l’horizon de par les déclarations du parti Cndd-Fdd et du gouvernement en place d’un côté, et celles de certains responsables des partis de l’opposition de l’autre côté ».

L’Observatoire insiste sur la responsabilité du pouvoir de Bujumbura. « Si le gouvernement en place rétablissait le pont avec tous ses adversaires politiques sans exclusive, spécialement ceux-là mêmes qui pourraient déstabiliser la paix et la sécurité du pays, cela constituerait la voie la plus durable pour la stabilisation du Burundi et pour une paix sincère ».

Il appelle le gouvernement et l’opposition rassemblée dans le Cnared, le Conseil pour la Restauration de l’Accord d’ Arusha et de l’Etat de Droit, ainsi que les autres qui ont emprunté la voie des armes, pour un dialogue franc et ainsi sauver le Burundi.

Dans cette lettre du 23 novembre, l’Olucome demande au médiateur de rappeler au gouvernement burundais de prendre conscience de la gravité de la situation et de ne plus se complaire à soutenir qu’il y a la paix alors que des vies humaines disparaissent à la suite des affrontements ou des assassinats gratuits de personnes pour des raisons diverses.

Le médiateur est également appelé à convaincre Bujumbura pour qu’il adopte « une bonne stratégie de dialogue réel et franc avec les vrais protagonistes, même le Cnared et tout autre groupe armé ou non dont les vues sont divergentes avec celles du gouvernement en pace ».

L’Olucome émet encore le souhait que les Nations Unies, l’Union Africaine, la Communauté Est Africaine et d’autres amis du Burundi restent aux côtés de ce pays « comme par le passé, jusqu’au dénouement total et à la mise sur pied de nouveaux fondements solides de la réconciliation entre tous ses fils et filles et des institutions fiables et fortes ».

Pour l’opposition et selon encore l’Observatoire, il faudrait faire preuve de lucidité et s’inscrire dans la ligne de la paix par tous les moyens et à tout prix.

L’Olucome soutient que le gouvernement en place a le plus d’intérêt à ces négociations d’autant plus que des citoyens meurent chaque jour, d’autres partent massivement en exil, des biens publics et privés sont dégradés, mettant en péril l’économie nationale et par voie de conséquence, enfonce le pays dans une pauvreté sans nom.




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