Burundi-USA : sanctionner oui, mais qui sanctionner ?


Lors d’une conférence de presse tenue jeudi 26 novembre, le conseiller principal chargé de la communication à la présidence de la république s’est exprimé sur les récentes sanctions prises par les Etats-Unis contre quatre personnalités du Burundi. Reconnaissant d’un côté, choqué de l’autre.



Par: Isanganiro , jeudi 26 novembre 2015  à 15 : 46 : 16
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L’homme qui était attendu comme invité du jour à la présidence était le président de la Commission nationale de dialogue inter-burundais, mais c’est Willy Nyamitwe, le chargé de la communication à la présidence de la république qui l’a remplacé suite à un empêchement de la dernière minute.

Nyamitwe trouve normale la prise de sanctions contre des personnalités accusées du putsch manqué du 13 mai dernier. Mais des sanctions contre des officiels burundais sont pour lui incompréhensibles. « Que les Etats-Unis condamnent les putschistes », dit-il, « nous leur en sommes grés. Qu’on les mette dans le même box avec ceux qui ont combattu contre le putsch, nous trouvons cela scandaleux et choquant ».

Willy Nyamitwe trouve que la réaction des USA est « un geste diplomatiquement inamical ». Et de renchérir que la prise de ces sanctions est le fruit d’une campagne de médisance que subit le Burundi depuis plusieurs mois.

M. Nyamitwe estime que les putschistes sanctionnés sont « peut-être hors d’état de nuire ». Le Général Cyrille Ndayirukiye est sous le joug de la justice, incarcéré, tandis que le Général Niyombare s’est volatilisé dans la nature » explique Willy Nyamitwe.

Il indique que ceux qui sont actifs dans la perturbation de la sécurité au Burundi sont ceux qui arment des civils, qui terrorisent chaque nuit la population en tirant, en lançant des grenades dans des ménages, dans des bistrots et contre des éléments des forces de l’ordre.

Les personnalités burundaises concernées par les sanctions prises lundi 23 novembre par la Maison Blanche sont au nombre de quatre qu’on peut regrouper en deux camps : D’un côté, il y a le Général Alain Guillaume Bunyoni , le ministre de la sécurité publique et le directeur-général adjoint de la police Godefroid Bizimana ; et de l’autre, deux Généraux, Cyrille Ndayirukiye et Godefroid Niyombare, cerveaux du putsch manqué du 13 mai.

La présidence de la république prend l’option d’organiser chaque jeudi, une conférence de presse qui va commencer à dix heures. Chaque fois selon les possibilités et les thématiques à aborder, il y aura un invité.




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