Le VIH/SIDA au Burundi ne recule pas


Les organisations de lutte contre le Sida, l’archevêché de Bujumbura et le ministère de la santé et de lutte contre le sida ont célébré la journée mondiale de lutte contre ce fléau ce mardi 1 décembre 2015 à l’église saint Michel et tous convergent sur l’idée de doubler d’effort dans cette lutte.



Par: Isanganiro , mardi 1er décembre 2015  à 18 : 40 : 09
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Un rapport officiel sorti fin 2013 indique qu’environ 17,5% des enfants burundais du Sida ont accès au traitement du VIH pédiatrique, a révélé lundi Dr Damien Nimpagariste, directeur technique au Secrétariat Exécutif Permanent du Conseil National de Lutte contre le SIDA (SEP/CNLS). « Ce chiffre est assez bas s’il doit être comparé à celui des adultes qui dépasse 60% ».

Selon Théophile Sakubu chargé du programme PTME (prévention de la transmission-mère-enfant) à l’organisation RBP+, ceux qui croient que le VIH recule dans le milieu urbain se trompent car chaque jour la RBP+ continue à enregistrer des nouveaux cas de contamination, des enfants qui naissent avec le VIH.

Théophile Sakubu pense que la fermeture de certaines radios privées qui diffusaient des émissions de sensibilisation de lutte contre le sida a eu de graves conséquences et les gens oublient que le Sida reste toujours là.

« Sauf dans quelques provinces, les activités de sensibilisation sont arrêtées au moment où les fonds d’appui aux associations de lutte contre le sida ont diminué », regrette le chargé du programme PTME à la RBP+.

Nyenimana Ester est une animatrice volontaire trouvée au siège de l’organisation de lutte contre le VIH. Sida RBP+, mais qui est basée dans la zone Kinama de la commune urbaine de Ntahangwa. D’après elle la lutte contre ce fléau a diminué bien qu’elle continue à orienter les nouveaux patients vers les organisations de lutte contre le sida.

« Certaines personnes dans mon quartier ont abandonné l’utilisation du préservatif surtout en cette période de crise, les gens développe un comportement de laisser-aller ils sont en désespoir et ne voient plus l’intérêt de l’utilisation du préservatif », dit Ester Nyenimana.

« Il faut ces jours-ci orienter les efforts de lutte contre le sida surtout vers la lutte contre les viols et les détournements des mineurs car pendant cette crise politique les cas de viol et les détournements sont très remarquables à cause de l’insécurité et la pauvreté », ajoute-t-elle.

Elle interpelle toute la population de ne jamais baisser les bras que la lutte contre le VIH SIDA continue.




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