Les moyens limités, handicap de l’enseignement au Burundi


Ce lundi, 7 décembre 2015, la ministre de l’éducation répondait aux questions orales des députés. De multiples problèmes au sein de l’enseignement ont été relevés et la ministre donnait comme cause, l’insuffisance de moyens de l’État.



Par: Isanganiro , lundi 7 décembre 2015  à 18 : 34 : 44
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Au cours d’une descente sur terrain effectuée du 14 au 15 octobre dernier, les députés disent avoir été témoins des problèmes qui menacent l’enseignement de qualité.

Dans certaines écoles, les élus du peuple évoquent l’insuffisance de bancs pupitres, de livres, d’enseignants et la surpopulation des classes surtout dans la formation fondamentale. La ministre Ndirahisha reconnaît l’existante de tous ces défis. Cependant, elle explique qu’ils ne se posent pas de la même façon à toutes les écoles.

Pour ce qui est de la surpopulation des classes, elle indique que certaines atteignent 200 élèves, alors que, selon les endroits, d’autres ont moins de 50.

Par rapport à l’insuffisance de bancs pupitres et de livres, madame Ndirahisha dit que le gouvernement, soutenu par le Fonds Commun de l’Enseignement, essaie de faire son mieux pour rendre disponible ce matériel, mais ses moyens restent limités.

Selon la ministre, le recrutement des enseignants posent problème à différents niveaux. D’ abord, l’insuffisance des moyens de l’État qui recrute un nombre d’enseignants inférieur aux besoins exprimés. Elle donne l’exemple que l’année scolaire 2015-2016, l’enseignent fondamentale a besoin de 5857 enseignants, mais que le gouvernement a donné l’accord de recruter seulement 2000. Ensuite, elle dénonce la corruption dans le recrutement et demande le soutien des députés pour mettre en place les critères objectifs de recrutement.

Les députés se sont montrés critiques des enseignants qui enseignent les langues qu’ils ne savent pas. Selon eux, la formation de quelques semaines n’est pas suffisante. Rwasa Agathon, premier vice-président de l’Assemblée Nationale estime que le gouvernement devrait mettre en place un programme de formation pour le renforcement des capacités des enseignants. "Les moyens limités de l’État en sont l’obstacle car les enseignants demandant des perdiems " a souligné, la ministre de l’éducation.

A l’inquiétude des députés sur l’orientation des 140000 élèves de la 9ème fondamentale et de 74000 élèves de la 10ème, Janvière Ndirahisha indique que 70% de ceux qui sont en 9ème fondamentale et 70% de ceux qui sont en 10ème classique seront orientés. Les autres, poursuit-elle, iront dans les écoles techniques. Le problème étant que 56 communes ne disposent pas d’écoles techniques. Le reste se débrouillera en mettant pratique ce qu’ils ont appris à l’école, a souligné la ministre de l’éducation.




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