Auto-développement en milieu rural : Des jeunes créent des activités génératrices de revenus


Depuis sa création le centre d’entrepreneuriat et d’innovation rurale de Rumonge, CEIR en sigle, a déjà formé plus de 750 jeunes des provinces Bururi, Rutana et Makamba et Rumonge pour créer des activités génératrices de revenus. Le centre se réjouit qu’il y ait aujourd’hui, grâce à son soutien, des habitants qui savent profiter des potentialités qui les entourent.



Par: Isanganiro , mercredi 9 décembre 2015  à 14 : 58 : 08
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Créé en 2012, le CEIR a pour but de contribuer à la réduction de la pauvreté à travers de la création de petites et moyennes entreprises capables de générer des revenus pour les ménages. Les bénéficiaires de ses formations en entreprenariat sont essentiellement des jeunes ruraux de toutes catégories, depuis les universitaires en passant par ceux qui ont terminé au moins l’école primaire jusqu’au analphabètes. « Nous avons des modules adaptés au monde rural, surtout pour des gens qui ne savent ni lire, ni écrire » explique Prosper Niyonsaba directeur du CEIR. Il indique que le centre est toujours proche des habitants désireux des activités génératrices de revenus.

Les activités qui intéressent plus les bénéficiaires de la formation du CEIR sont notamment les restaurants, l’hôtellerie, la pêche, la pisciculture, l’apiculture, les réparations de vélos et des motos ; les services bureautiques comme l’impression, le scanner, la photographie, etc.

Rémy Barayavuga, apiculteur de la zone Kigwena en commune et province de Rumonge, figure parmi ceux qui ont su mettre en application les acquis de la formation du CEIR. Il indique avoir franchi un pas important avec trois années qu’il vient de passer dans l’élevage moderne.

« Avant je n’avais que dix ruches archaïques. Je ne dépassais pas la récolte de quinze kilos de miel par récolte. Aujourd’hui, j’ai soixante-quinze ruches qui produisent entre 150 et 200 kilos de miel par récolte » se confie-t-il. Il précise qu’il peut aller jusqu’à deux ou trois récoltes par an.

Rémy Barayavuga trouve que l’apiculture génère des revenus remarquables. Il affirme qu’il vend à 5.000 francs burundais le kilo ou même plus. Et d’ajouter qu’actuellement, il est à l’abri du besoin à cause de cette activité. « Même si je ne vendais que deux kilos par jour, je vivrais aisément » renchérit-il. Il se réjouit que ses enfants soient scolarisés, qu’ils peuvent manger à leur faim et pas de vivent dans un logement décent.

Prosper Niyonsaba directeur du CEIR appelle la population en général et les jeunes en particulier, à bien profiter des potentialités qui sont autour d’eux. « Un petit capital suffit pour se créer ne fut-ce qu’une petit activité génératrice de revenus et cela peut grandir avec le temps » dit-il.




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