Rumonge : La crise burundaise, les rapatriés inquiets


Les rapatriés et autres vulnérables des villages de paix de Rumonge ne sont pas assistés depuis bientôt 4 mois. L’Union des Rapatriés Burundais(URB) place leur misère à l’actif de la crise politico sécuritaire que traverse le Burundi. Pour le gouverneur de Rumonge, c’est plutôt l’effectif des gens à assister qui a gonflé.



Par: Isanganiro , samedi 12 décembre 2015  à 20 : 49 : 37
a

Cette catégorie de burundais ne reçoit plus de l’aide en vivres depuis bientôt 4 mois. Les écoliers et élèves suivent irrégulièrement les cours car ils n’ont pas été rationnés à l’école durant tout ce premier trimestre de l’année scolaire en cours. Une trentaine de familles ont déjà repris le chemin de l’exile en RDC ou en Tanzanie depuis avril de cette année dans les villages de Paix de Mutambara et dans les environs seulement selon Athanase Masumbuko, président de l’URB.

Officiellement, ajoute Masumbuko, ils fuient les rumeurs relatives à la crise que traverse le Burundi depuis fin avril 2015. Mais la vraie cause est à rechercher dans les mauvaises conditions de vie de ces personnes qui étaient encore en situation d’être assistés selon ce représentant des rapatriés. "Plus d’assistance de la part du PAM, du Ministère de la solidarité et encore moins de la CNTB qui était appuyée par le HCR", déclare Athanase Masumbuko en colère. Il estime que les sources de financement ont tari suite à la crise que connait actuellement le Burundi.

Dans tous les cas, dit Athanase Masumbuko, la communauté internationale surtout l’ONU et l’Union Européenne devrait comprendre que les rapatriés n’ont aucune part de responsabilité dans ces chicaneries politiques et continuer à aider ces gens qui réclament sans succès no fus que des terres cultivables depuis 6ans et leur reconnaissance comme des Burundais à part entière. Pour Masumbuko, cette aide passerait notamment par la croix rouge ou les confessions religieuses.

Juvénal Bigirimana, gouverneur de Rumonge, reconnait ces mauvaises conditions de vie des rapatriés. Mais, pour lui, ce n’est pas question de manque de financement des projets allant dans le sens de l’amélioration de ces conditions. C’est plutôt l’effectif des gens à assister qui s’est accru alors que les moyens d’assistance n’ont pas suivi ce rythme. Actuellement, les victimes des inondations sont au premier plan des gens à assister. Il rassure tout de même qu’il continue à plaider en faveur de ces rapatriés.




Twitter cet article// Partagez cet article sur Facebook

240 ont visité l'article



Votre réaction sur l'article/émission/brève..

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Ecrire un message à l'auteur de cet article

Envoyer un message



Dans la même rubrique
a

La décision de faire payer 300 fbu chez les dockers du marché dit chez Sion reste inchangée



a

Le secteur de l’éducation "en ruine" !



a

« Je ne vois pas comment le directeur ne nous...



a

Neuf institutions universitaires interdites d’enrôler de nouveaux étudiants



a

Bubanza : le lycée kanura de Gihanga, confrontée à plusieurs difficultés



a

Buyenzi : Les filles et femmes face à l’éducation conjugale !



a

Le plan innovant de la ville de Bujumbura 2020-2045 : Les habitants de Gihanga s’inquiètent



a

Burundi-Education : Un nouveau campus de l’ENS s’ouvre à Mugara



a

Rumonge : Des enseignants réclament les frais de documents pédagogiques



a

Rumonge : La divagation du bétail se poursuit malgré l’opposition administrative





Les plus populaires
La décision de faire payer 300 fbu chez les dockers du marché dit chez Sion reste inchangée,(popularité : 5 %)

Burundi , meilleur élève de la francophonie,(popularité : 3 %)

Hôpital général de Mpanda : des lieux d’aisance non fonctionnels ,(popularité : 2 %)

Un pasteur conservateur nous a quitté,(popularité : 1 %)

Les réfugiés burundais rentrent au pays avec hésitation ,(popularité : 1 %)

Une guerre de mots entre Sérapion et Pontien,(popularité : 1 %)

La révision des textes de loi régissant la CNTB d’ici peu,(popularité : 1 %)

ETB Bubanza, les élèves dénoncent les contributions énormes ,(popularité : 1 %)

Les droits de l’enfant se cherchent encore au Burundi,(popularité : 1 %)

Grève : Pourtant ces sections sont utiles ,(popularité : 1 %)