L’onchocercose, une maladie négligée mais qui fait des ravages




Par: Isanganiro , samedi 19 décembre 2015  à 20 : 03 : 01
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La onzième campagne de traitement contre l’onchocercose continue dans les provinces de Bubanza et Cibitoke et cela jusqu’à la fin de ce mois de décembre. Selon Deo Nimpa, coordinateur du projet TIDC (traitement à l’ivermectine sous directive communautaire), 740 000 personnes seront traitées pour cette campagne, soit 80 pour cent de la population totale de ces deux provinces. Cette maladie qui fait partie des maladies tropicales négligées est donc causée par une mouche appelée simulie qu’on rencontre le plus souvent sur les rives des rivières.

Le nombre de personnes déjà atteintes n’est pas encore connu selon les responsables du projet mais Les populations les plus menacées sont celles des régions riveraines des rivières à grandes chutes comme Rusizi, Mpanda, Kajeke, Gitenge, Kagunuzi, Kaburantwa,…puisque c’est au niveau des rivières que les simulies s’adaptent mieux. Et ce genre de mouche peut voler plus de quatre cent km par jour, pour dire qu’elle peut contaminer beaucoup de personnes à la fois selon Deo Nimpa, coordinateur du projet.

« Même les premiers cas d’onchocercose ont été signalés dans l’embouchure de la Rusizi par un chercheur belge, c’était en 1950.La personne atteinte de cette maladie se gratte fortement, présente des nodules sur son corps et ça conduit à la cécité si elle n’est pas soignée.

« Le traitement curatif pour un malade déjà confirmé dure quinze ans tandis que le traitement préventifque nous avons commencé en deux mille cinq et que nous faisons jusqu’aujourd’hui se fait chaque année. Pour cette campagne en cours, nous projetons traiter 740 000 personnes des provinces Bubanza et Cibitoke, soit une couverture de 80 pour cent de la population totale », précise toujours le coordinateur du projet.

« Je suis venue prendre des comprimés contre l’onchocercose, j’ai entendu que c’est une maladie terrible,que nous devons éviter, et ces médicaments gratuits, qui peut ne pas les prendre ! J’aimême amené tous mes enfants, sauf le plus petit de quatre ans, il est contre indiqué », nous a révélé une jeune femme que nous avons rencontrée sur l’un des sites de distribution de ces médicaments à la cinquième transversale de la commune Gihanga.

Comme nous l’avons remarqué, on mesure d’abord la hauteur du bénéficiaire à l’aide d’une planche graduée pour connaitre le nombre de comprimés à lui administrer et ce sont les animateurs communautaires qui effectuent ce travail. Cette campagne est couplée d’une distribution de l’albendazole pour traiter les verminoses à partir de quinze ans et plus tandis que le mectisan est donne aux gens de cinq ans et plus. Il est contre indiqué chez les enfants de moins de cinq ans, les femmes enceintes, les malades graves et les femmes allaitant un bébé de moins d’une semaine.




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