Noël à Bubanza, mais pas pour tout le monde




Par: Isanganiro , vendredi 25 décembre 2015  à 19 : 12 : 29
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Pas mal de familles de la province Bubanza ne peuvent plus célébrer les fêtes de fin d’année suite aux moyens insuffisants. Certaines de ces familles regrettent de voir que la charité et la générosité dans les ménages se sont dégradées puisqu’ actuellement, il est rare de voir des familles aisées inviter les plus pauvres pour partager, ne fus que le repas de midi. Les perturbations climatiques qui influent énormément dans la réduction des récoltes ajoutent le pire au pire, quand ce n’est pas trop de soleil, c’est trop de pluies surtout dans la région de basse altitude comme la commune de Gihanga, une partie de Mpanda et une autre de la commune Rugazi.

Jeanne Nahayo est une veuve, mère de trois jeunes enfants rencontrée de retour de la cinquième transversale de la commune Gihanga, l’endroit communément appelé "main d’œuvre" ou "TP" (travaux public), où pas mal de personnes, avec des houes dans les mains, attendent tous les jours du travail. Elle dit qu’elle n’a rien à nourrir à ses enfants, faute de travail le jour de Noël.

« Ce matin , je me suis rendue à la "main d’œuvre" pour voir s’il y aurait du travail , peut-être que quelqu’un pourrait me faire du travail rémunéré, mais je suis rentrée comme ça ; j’ai attendu au moins une heure, j’étais avec cinq hommes que j’y ai trouvés, on nous a révélé plus tard que les gens de la localité n’aiment pas travailler les dimanches et le jour de Noël considéré comme un dimanche, plus que ça d’ailleurs. Mais à mon avis , c’est dimanche pour ceux qui ont de quoi manger, pour nous qui devons trouver du boulot pour pouvoir nourrir nos enfants, c’est autre chose », regrette-t-t-elle.

Dans le quartier dit Ragaza où habite Jeanne Nahayo, ses trois enfants auxquels s’est ajouté un voisin, assis devant la porte de leur maisonnette, attendaient impatiemment ce qu’elle allait amener.

« Les choses ont changé, auparavant, on ne pouvait pas manger à la vue des enfants affamés comme ça, mais tu vois que là-bas , dans ce ménage d’à côté, on est entrain de fêter Noël, tu vois ces quatre enfants là les regardent », regrette un voisin de Jeanne Nahayo, rencontré dans son quartier à la huitième avenue.

Selon lui, cette pauvreté qui menace les habitants de Bubanza a été exacerbée par les aléas climatiques qui anéantissent souvent les récoltes. « Quand il n’y a pas trop de pluies, c’est trop de soleil. Par exemple, ici dans notre région, les pluies sont tombées très tardivement et par conséquent, on ne trouve rien aujourd’hui dans les champs, sinon, on ne devrait pas manquer de quoi nourrir nos enfants », regrette toujours ce voisin de Nahayo, soulignant que si les choses étaient comme auparavant, tout le monde devrait célébrer le Noël.




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