Burundi : Les organisations qui opèrent dans la gestion des déchets ménagers travaillent à perte


La crise socio politique que secoue le pays depuis avril 2015 influe sur le fonctionnement des sociétés locales. La cause, le pouvoir d’achat de la population qui a sensiblement diminué et la concurrence déloyale.



Par: Isanganiro , lundi 28 décembre 2015  à 12 : 17 : 04
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« Actuellement nous travaillons à perte, d’autres sociétés ont même fermé les portes », regrette Emmanuel Ndayisenga de l’association engagée dans la promotion de la salubrité urbaine et initiative pour la promotion de la salubrité(IPSU). Il indique qu’avant la crise une association travaillant dans la gestion des déchets pouvait avoir 100 ménages comme clients par mois dans un quartier. Mais actuellement précise-t-il, « nos clients varient entre 15 et 20 ménages par semaine ».

Le responsable d’IPSI explique la chute de leur clientèle par la pauvreté qui secoue la population, une partie de le population qui a fui le pays et la concurrence déloyale entretenue par certaines autorités limitant le champ d’action des associations œuvrant dans le secteur.

Emmanuel Ndayisenga s’indigne que les pertes enregistrées soient énormes. « Les recettes ont sensiblement chutées. Actuellement, on arrive pas à collecter 500.000fbu, alors qu’avant la crise, notre société pouvait facilement récolter entre 1.000.000fbu à 1.250.000fbu », dit-il. Emmanuel Ndayisenga place le tort dans la situation socio-politique et économique encours dans le pays.

Le responsable d’IPSI déplore que les recettes ne soient pas conséquentes par rapport aux frais engagés dans la gestion des déchets. Emmanuel Ndayisenga explique qu’il ne suffit pas d’avoir une camionnette dans laquelle mettre des déchets en vrac, il faut aussi des gens qualifiées et compétentes pour faire un triage et la sensibilisation des ménages.

Emmanuel Ndayisenga interpelle les acteurs politiques à s’assoir ensemble pour régler leurs différends au plus vite afin que le pays redevienne encore vivable.




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