La REGIDESO continue à frapper fort




Par: , mercredi 29 février 2012  à 10 : 29 : 47
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Des mesures mettant les affiliés de la REGIDESO dans des conditions insupportables continuent à tomber l’une après l’autre. L’annonce du maire de la ville de Bujumbura a sonné comme un coup de tonnerre pour ses habitants. Cette annonce appelle ces derniers à contribuer dans les jours à venir dans le paiement des factures de l’éclairage et fontaine publiques. Cet appel est la goutte qui fait déborder le vase pour le citadin qui se trouve déjà dans des conditions précaires.

Depuis près d’un mois, des spots publicitaires annoncent une deuxième tranche de la hausse des tarifs des produits de la REGIDESO. La date buttoir est fixée au 1er Mars. Ces mesures ignorent les cris de la population qui ne parvient plus à joindre les deux bouts du mois.

L’Association burundaise des consommateurs avait déclaré qu’un audit financier qui retracerait la situation financière de la REGIDESO est un préalable pour décider une nouvelle hausse des tarifs de l’eau et de l’électricité. Cela aurait- il été le cas ?

La REGIDESO est subventionnée par l’Etat Burundais à travers les taxes et impôts payés par le contribuable. Comme si cela ne suffisait pas, c’est la même entreprise qui vient puiser dans les maigres ressources de ce dernier. Pire encore, le citoyen burundais contribue dans l’entretien du matériel de l’eau et de l’électricité ; ironie du sort, il achète ces produits à des prix exorbitants.

La deuxième tranche de revoir à la hausse les prix de l’eau et de l’électricité a été déjà annoncée. Jusqu’à quand la REGIDESO va-t-elle continuer à revoir à la hausse les prix de ses produits ? Cette deuxième tranche serait-t-elle la dernière ? Ou il y’en aura d’autres !

Le petit peuple va payer ses propres factures et contribuer dans le payement des factures qui devraient être payées par la Mairie de Bujumbura. Ne va-t-il pas être sollicité pour payer aussi les factures des autres services de l’Etat comme les camps militaires, les établissements scolaires, les hôpitaux et les prisons pour ne citer que ceux-là ?

En tout état de cause, le Gouvernement Burundais devrait se ressaisir car le contribuable burundais ne sait plus à quel saint se vouer. Si rien ne change, il va continuer à périr. Il est évident qu’aujourd’hui le gouvernement doit se rabattre sur le faible revenu du citoyen burundais pour renflouer les caisses de l’Etat. Puisque ces revenus ne cessent de diminuer, demain ou après demain, sur qui le gouvernement burundais pourra-t-il se rabattre ?




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