La région de Muguruka perd 16.300.000 tonnes de terre par an à cause de l’érosion


L’érosion reste la grande cause de la diminution de la productivité des sols, de la perte des terres agricoles et de la dégradation de la végétation naturelle dans la région des contreforts dite la région de Mumirwa. Les éboulements sont très fréquents et dangereux surtout pendant la saison pluvieuse dans la mêmerégion. Si rien n’est fait dans les meilleurs délais, il y a risque de désert d’ici 37 ans dans les bassins versants selon les experts du ministère de l’environnement.



Par: Isanganiro , mercredi 6 janvier 2016  à 17 : 30 : 48
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Selon les cadres du même ministère qui ont dernièrement organisé une activité de sensibilisation à Bubanza envers les administratifs et les communautés locales ainsi que les vulgarisateurs agricoles, la région de Mirwa représente 10 pour cent de la superficie du pays et possède des pentes variant entre 70 et100 pour cent .

L’érosion fait que cette région enregistre une perte de 16 300 000 tonnes de terre par an et emporte des éléments nutritifs dont les plantes ont besoin.

D’autres conséquences sont notamment liées à la perte de la productivité des sols, la diminution sensible des terres agricoles, la dégradation de la végétation naturelle et les sols qui deviennent de plus en plus acides à cause de l’érosion.

Les grandes causes de cette érosion sont notamment les pratiques agro pastorales inappropriées, la déforestation, le surpâturage, les feux de brousse, la faible connaissance en gestion du capital terre et la pression démographique selon Ferdinand Nderagakura, directeur du programme antiérosive et la gestion durable des terres au ministère de l’environnement. Il propose comme remèdes l’amélioration des bonnes pratiques culturales, agro-forestières, zootechniques, énergétiques et forestières, le traçage des courbes de niveau, des terrasses radicales, l’élevage en stabulation permanente et la restauration des sols par la rotation des cultures.

Quant au gouverneur de la province Bubanza, en plus de cela, il propose aussi de mettre en compétition les moniteurs agricoles et primer ceux qui se seraient démarqués.

C’est dans ce cadre que le ministère de l’eau, de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme a déjà commencé les activités de sensibilisation envers les vulgarisateurs agricoles, les leaders communautaires et les autorités administratives sur la lutte antiérosive et la gestion durable des terres.




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