Une prochaine guerre que nous devons combattre tous : celle d’ordre économique


La Fondation d’entrepreneuriat Murundi (FEM)se dit préoccupée par le chômage des jeunes burundais surtout en cette période de crise. Elle plaide ainsi pour une paix des braves et la recherche des compromis, sans tarder.



Par: Isanganiro , jeudi 7 janvier 2016  à 20 : 40 : 23
a

Cette préoccupation est perçue dans un communiqué de presse sorti le jeudi 07 janvier par la Fondation d’entrepreneuriat Murundi (FEM). La Fondation se montre déçue que plusieurs quartiers centraux des grandes villes « sont aux prises avec de graves problèmes de chômage chronique, de pauvreté, de détresse sociale, d’insécurité, de délabrement, … ».

Le président de la fondation Nick Pol Casimir soutient que les burundais ne sont pas des va-t’en guerre. Et de marteler : « Nous ne pouvons plus nous permettre de naviguer à vaux-l’ eau ». Pour lui et sa Fondation, les gens se trompent encore d’une vraie guerre à affronter. « La prochaine guerre légitime que nous devons affronter tous ensemble est d’ordre économique, et sur tous les fronts ».

Cette organisation entrepreneuriale trouve malheureusement que le redressement économique du Burundi devient impossible dans une atmosphère de tension et d’insécurité. « Les burundais ne sont pas encouragés à travailler dur si le pays doit être déstabilisé demain, et tous leurs efforts réduits à néants ».

La FEM estime ainsi que la médiation et la Tanzanie, pays qui abritera les prochaines négociations entre burundais, devront jouer un rôle sécuritaire et déterminé pour le retour à la paix véritable au Burundi.

Le président de la Fondation renchérit : « Il faut que tous les protagonistes au dialogue soient flexibles, afin d’aboutir dans l’urgence à un compromis ». Il insiste sur le compromis qui devrait être l’objectif à atteindre par toutes les parties. Notre interlocuteur cite, pour le cas d’espèce, un ancien président de la commission de l’Union Européenne : « Il y a trois manières de résoudre un conflit. C’est soit le droit, la force, ou le compromis ». Pour Nick Pol Casimir, il n’y a que le compromis qui puisse aider à mieux résoudre le conflit actuel burundais.

Le communiqué de la Fondation intervient au lendemain du 06 janvier, une date qui avait été proposée par la médiation pour la poursuite des négociations entre burundais, mais qui n’a pas été respectée, la partie gouvernementale expliquant qu’elle n’avait pas été consultée au préalable. Nick Pol Casimir demande qu’une nouvelle date soit proclamée au plus vite pour qu’ensemble, le peuple burundais puisse s’attaquer au vrai problème qui hante le pays à savoir le chômage, et surtout celui des jeunes.




Twitter cet article// Partagez cet article sur Facebook

234 ont visité l'article



Votre réaction sur l'article/émission/brève..

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Ecrire un message à l'auteur de cet article

Envoyer un message



Dans la même rubrique
a

Le Burundi plaide pour l’augmentation de quantité des vivres destinés aux cantines scolaires



a

Les travailleurs de l’Ecole Indépendante réclament une réunion extraordinaire



a

La décision de faire payer 300 fbu chez les dockers du marché dit chez Sion reste inchangée



a

Le secteur de l’éducation "en ruine" !



a

« Je ne vois pas comment le directeur ne nous...



a

Neuf institutions universitaires interdites d’enrôler de nouveaux étudiants



a

Bubanza : le lycée kanura de Gihanga, confrontée à plusieurs difficultés



a

Buyenzi : Les filles et femmes face à l’éducation conjugale !



a

Le plan innovant de la ville de Bujumbura 2020-2045 : Les habitants de Gihanga s’inquiètent



a

Burundi-Education : Un nouveau campus de l’ENS s’ouvre à Mugara





Les plus populaires
Le Burundi plaide pour l’augmentation de quantité des vivres destinés aux cantines scolaires ,(popularité : 33 %)

Les travailleurs de l’Ecole Indépendante réclament une réunion extraordinaire ,(popularité : 25 %)

Le secteur de l’éducation "en ruine" !,(popularité : 6 %)

12 étudiants burundais risquent d’être chassés par l’Université Cheick Anta Diop de Dakar ,(popularité : 5 %)

Kayanza : Gatara, la commune plus peuplée,(popularité : 5 %)

Malversations à la RTNB, le Syndicat SYRT dénonce un détournement d’1.5 milliards chaque année,(popularité : 4 %)

Campagne de vaccination des poules contre la maladie de Newcastle,(popularité : 4 %)

UB : Les étudiants devraient juger ,(popularité : 3 %)

Formation pour la première année post-fondamentale,(popularité : 3 %)

Education : Cinq finalistes d’ITAB Karusi sous les verrous depuis le 10 Aout ,(popularité : 3 %)