Mutanga Sud : Des maisons au bord du gouffre


La rivière Ntahangwa menace la route Mutanga sud –Mugoboka ainsi que des habitations de la place. Selon Alexandre Ndikumagenge président de l’ADEMU, juste un mur de soutènement est plus qu’indispensable pour que les maisons ne s’écroulent d’ici peu. Il lance un cri d’alarme.



Par: Isanganiro , lundi 18 janvier 2016  à 13 : 23 : 35
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De fortes pluies qui tombent sur les collines surplombant la ville de Bujumbura se déversent dans les rivières traversant la mairie de Bujumbura et les alentours. De ces rivières l’on peut noter la rivière Ntahangwa dont les rives continuent à emporter les côtes.

A quelques mètres de l’école primaire et du lycée Mutanga sud vers le quartier Mugoboka, il ne reste que la route goudronnée de telle sorte que même une seule voiture y passe à peine. Les habitants avoisinant cet abîme ont peur de voir bientôt leurs maisons tombées dans la Ntahangwa.

« Nous n’y pouvons rien. Nous allons tomber dans cette rivière. Il y a un manque de volonté mais nous espérons que le gouvernement burundais ne nous laissera pas. Demain c’est trop tard, s’indigne Alexandre Ndikumagenge président de l’ADEMU. L’espoir de survie est fondée sur la route qui, malgré tout avait été bien compactée si non elle se serait déjà écroulée ».

Nous sommes doublement menacés continue Ndikumagenge. La rivière Ntahangwa d’ un côté et le ravin de la Rubanza près de l’ancien lycée clarté Notre Dame de Vugizo de l’autre part.

Il indique en outre que les habitants de Mutanga sud et leurs familles de la diaspora avaient pu réunir près de 12 millions de francs burundais pour essayer de freiner l’érosion causée par cette rivière. Après quelques travaux qui ont à peu près coûté 7 millions de frbu, une autre partie est tombée dans la rivière regrette-t-il.

L’impact du coût de l’inaction

Plusieurs personnalités du ministère de l’environnement, des travaux publics, de la mairie et celles de la présidence se sont succédées à cet endroit mais aucune action n’a été menée jusqu’ à ce jour, précise Ndikumagenge. Si un mur de soutènement n’est pas vite érigé pour éviter le pire, des millions et des millions de francs seront dépensés alors que les travaux auraient pu se faire à temps.




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