Muyinga / Quel avenir pour le café ?


Des fluctuations des prix sur le marché international ont occasionné la mévente du café et en conséquence certains caféiculteurs réclament leur argent non encore décaissé pour la campagne 2014-2015. Malgré le contexte non rassurant, les caféiculteurs sont invités par le président de la fédération des caféiculteurs de Muyinga à continuer à planter plus de café en attendant des lendemains meilleurs.



Par: Isanganiro , vendredi 29 janvier 2016  à 09 : 51 : 34
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Le règlement de collecte du nouveau café 2015-2016 est déjà mis en place mais certains caféiculteurs n’ont perçu aucun sou jusqu’aujourd’hui sur le café cerise vendu de mars à Juin de l’année passée. Ceux qui ont vendu le café aux stations de lavage de Rugerero, Gikingo et Kitega, attendent impatiemment leur argent, reconnaît M. Jean Pierre Ntabomenyereye, Président de la Fédération des Caféiculteurs de la Province de Muyinga dénommée TERINTAMBWE.

"Le café n’a plus de valeur", affirmation d’un caféiculteur de la colline Rugerero en Commune de Gashoho, Province Muyinga. Ce caféiculteur partage ce sentiment de regret avec d’autres caféiculteurs. Pour le représentant de TERINTAMBWE, c’est la première fois que l’argent tarde à parvenir aux cultivateurs. L’année 2015 a été faste, fait-il remarquer. Certaines stations de lavage n’ont pas encore réglé les factures, d’autres ont revu à la baisse le prix du café, ajoute-t-il.

Officiellement, le prix communiqué par la voix des ondes tournait autour de 500 fbu par kg de cerise mais rares sont les agriculteurs qui ont pu avoir plus de 300 fbu par kg, a-t-on appris du même représentant de la Fédération de Muyinga. Onesiphore Bigirimana, Ingénieur chargé de l’encadrement dans le domaine du café justifie ce retard de payement et les fluctuations des prix par l’environnement international. Sur le marché international, le prix du café a sensiblement chuté, explique-t-il. Le prix officiel communiqué par l’ARFIC (Autorité de Régulation de la Filière Café) oscillait autour de 500 fbu par kg de café cerise. Aujourd’hui, sur le marché international, la valeur d’un kg tourne autour de 250 francs bu, fait-il remarquer.

Une source anonyme indique que certaines institutions financières auraient hésité à donner des avances aux sociétés de traitement et commercialisation du café craignant d’éventuelles pertes. Les caféiculteurs, eux, craignent le pire avec la spéculation des commerçants prêts à exploiter ce contexte pour proposer des prix moins concurrentiels sur le marché avec la campagne de collecte qui s’annonce pour bientôt. Si les agriculteurs grognent à cause du retard de payement pour les uns et la chute du prix sur le marché pour les autres, le représentant de la Fédération TERINTAMBWE affirme que dans le souci de renouveler les vieilles plantations, plus de 800000 plants de café arabica ont été plantés au cours de la saison en cours. Onesphore Bigirimana indique que face aux fluctuations du marché, le cultivateur doit plutôt redoubler d’efforts. Les coopératives caféicoles et les agriculteurs sont interpellés à produire du café de qualité qui peut s’imposer sur le marché. La seule solution est de bien entretenir les plants et bien traiter le café cerise sur les stations de lavage, ajoute-t-il




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