Rumonge : Les commerçants appelés à travailler dans la légalité


Près de 80 commerçants de Rumonge étaient rassemblés autour du Gouverneur de Rumonge ce samedi 6 fév.16. Leurs relations tendues avec l’Office Burundais des Recettes(OBR) ont été longuement débattues. Le gouverneur de Rumonge leur a recommandé d’éviter la fraude et rentrer dans la légalité.



Par: Isanganiro , samedi 6 février 2016  à 21 : 45 : 25
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Presque toutes les interventions des commerçants de Rumonge tournaient autour des taxes qu’ils jugent exorbitantes exigées par l’OBR sur leurs importations. Selon leurs dires, certains commerçants ont fui le Burundi puisqu’ils travaillaient à perte, se rendant ainsi incapables de rembourser des crédits obtenus des institutions bancaires. Les uns se sont installés en Zambie, d’autres au Mozambique, au Malawi,… Où le climat d’affaires se porterait mieux qu’au Burundi.

Jean Basabose, vérificateur des douanes à l’OBR agence Rumonge, défend cet office. Pour lui, les commerçants ignorent toujours la loi en matière de fiscalité et ne veulent pas en savoir plus. Ils veulent toujours amasser des profits colossaux comme avant en pratiquant la fraude. En payant la taxe augmentée d’amande une fois attrapés, ces commerçants perdent énormément. Il leur a suggéré de respecter la loi et des profits seront réalisés, faisant référence à une commerçante important légalement du sel.

Juvénal Bigirimana, gouverneur de Rumonge, a conseillé aux commerçants de cette ville de se confier aux agents de l’OBR pour de plus amples informations par rapport aux produits à importer. A propos des taxes exigées pour protéger les produits locaux comme les produits de la Brarudi ou de l’Afri-textile (ex-COTEBU), le gouverneur de Rumonge voudrait voir ces commerçants s’associer et ériger quelque chose de consistant comme une usine de jus de mandarines actuellement exportées surtout vers le Rwanda. Il leur a même promis des voyages-écoles à cette fin.

Jimmy Ndayishimiye, commissaire régional de la Brigade spéciale anti-corruption dans le sud du Burundi également présent dans cette réunion, a saisi cette occasion pour officialiser l’interdiction des activités du service documentaire anti-fraude, un service privé qui s’est montré plutôt favorable à la fraude au lieu de la combattre.




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