Les jeunes de Cibitoke prônent pour un dialogue inclusif


Le gouvernement burundais ne devrait pas exclure les présumés putschistes dans le dialogue inter-burundais. Selon les jeunes de Cibitoke, la justice va intervenir après le dialogue.



Par: Isanganiro , mardi 9 février 2016  à 12 : 08 : 28
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Ces jeunes affiliés aux différentes formations politiques indiquent que l’expérience a montré que le dialogue est le seul moyen efficace pour résoudre des conflits.

« Dire qu’il y a une partie à mettre de côté dans les pourparlers inter burundais serait un mauvais départ. Il faut commencer par le dialogue pour enfin traduire en justice ceux qui seront coupable », souligne Jean Claude Baranyizigiye, un jeune du parti FNL, aile d’Agathon Rwasa en commune Rugombo.

Bienvenu Ndayambaje, représentant des jeunes imbonerakure du CNDD-FDD à Rugombo, abonde dans le même sens. Pour lui, ce dialogue devrait rassembler toutes les couches sociales du Burundi.il estime que c’est la meilleure voie pour arriver à une solution durable. « Nous avons remarqué que les groupes qui ont participé dans les négociations d’Arusha se sont partagés les postes politiques, tout en laissant à part les questions cruciales qui sont à la base de la situation actuelle. »

En plus des politiques, ce numéro un des imbonerakure de Rugombo demande l’inclusion des jeunes dans ce dialogue. L’idée est également partagée avec SalumNiyonzima, représentant des jeunes du parti Sahwanya Frodebu en province de Cibitoke.

Le grand souhait de ce jeune du parti de Ndadaye est que le dialogue soit repris le plus tôt possible, en rassemblant tous les burundais de différentes provenances. « Bien que nous soyons dans les partis politiques, renchérit-il, nous devons en tant que jeunes, être représentés remarquablement ». Il déplore par ailleurs que ceux qui ont pris part dans les négociations des années passées sont presque les mêmes aujourd’hui.

Le dialogue entre pouvoir et opposition avait officiellement été ouvert le 28 décembre 2015 à Entebbe en Ouganda, sous la médiation du président Yoweri Museveni. Il devait se poursuivre à Arusha en Tanzanie le 06 janvier, une date et un lieu qui n’ont pas été respectés jusqu’ici.




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