Les jeunes de Buganda ne veulent plus la guerre


La jeunesse qui constitue une force importante dans le maintien de la paix et la sécurité, est aussi une cible des politiciens qui l’exploitent pour leurs intérêts. Les jeunes affiliés aux différents partis politiques en commune Buganda affirment que dans tous les conflits qu’a connus le pays, ils ont toujours été les premières victimes.



Par: Isanganiro , mercredi 10 février 2016  à 18 : 30 : 18
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« Cibitoke a été le théâtre de la guerre depuis des années. Nous avons constaté que ce sont nos frères qui meurent lors des affrontements armés. Sur ce, la guerre n’a plus de place dans notre pays », indique Antoine Habarugira, vice-président des jeunes imbonerakure du CNDD-FDD en commune Buganda. Il soutient que les jeunes burundais devraient plutôt développer un sens de vision pour leur patrie.

Ce numéro deux des imbonerakure à Buganda précise que la guerre qu’a connue le pays a occasionné beaucoup de dégâts humains et matériels. « Nous avons utilisé nos forces pour détruire des écoles, des hôpitaux et d’autres infrastructures importantes. Il est temps, si pas tard aujourd’hui, d’utiliser la même force pour construire notre pays. »

De son côté, Daniel Ndimurwanko, représentant des jeunes du FNL, aile d’Agathon Rwasa, indique que la guerre n’a plus de place au sein de son parti.Pour lui, la jeunesse burundaise devrait peser le pour et le contre dans la crise que vit le Burundi depuis fin avril 2015.

Thomson Sinzoyirwanya, lui, est le chef du centre jeune de Buganda. Il est convaincu que la guerre n’est pas une solution aux problèmes burundais. Il tient à préciser une chose : « Que ce soit les jeunes du parti au pouvoir, ou ceux d’autres partis politiques, ou encore ceux qui ne sont affiliés dans aucune formation politique, tous doivent savoir qu’ils sont burundais ».

Antoine, Daniel et Thomson, respectivement du Cndd-Fdd, Fnl et sans parti politique, nous les avons rencontrés tous ensemble au chef-lieu de la commune Buganda. Ensemble, ils partagent un verre, bavardent, sourient, … et convergent sur un fait : "Avant d’adhérer à un parti politique, ou à une organisation de la société civile, ou d’être qui que ce soit dans son pays, on est humain, et on n’a aucun droit de tuer son prochain".




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