L’UE réfléchit encore sur la suspension de l’aide directe au gouvernement


Dans leur réunion de ce lundi à Bruxelles, les ministres des relations extérieures des pays membres de l’Union Européenne ont noté l’échec des consultations du 8 décembre l’année dernière à amener le Burundi à respecter l’Accord de Cotonou dans le cadre de l’article 96. Cependant, l’UE ne s’est pas prononcée pour contre la suspension de l’aide directe au gouvernement.



Par: Isanganiro , mardi 16 février 2016  à 13 : 09 : 08
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Dans la déclaration finale de cette réunion, l’UE se dit prête appuyer les actions humanitaires pour assister la population. Elle réaffirme également sa volonté de continuer à appuyer la population dans le cadre des activités de développement.

L’UE redoute la complication de la situation à cause de la fragilité économique du pays si la crise venait à perdurer. Cette organisation regrette que le Burundi soit encore le théâtre de la violence et de violation des droits de l’homme. Elle promet de prendre des mesures appropriées en cas d’absence d’évolution positive de la situation. Sur la période 2015-2020, l’appui de l’UE au Burundi s’élevait à 430 millions d’euros, de quoi occuper la première place de donateur du pays.

L’UE condamne toute tentative d’utilisation de la force pour régler la crise au Burundi. « Les récentes attaques des rebelles armés sont inacceptables comme ça l’est pour l’usage disproportionné de la force de la part des forces de l’ordre », peut-on lire dans la déclaration.

L’UE insiste que toute personne qui se rend coupable de violations des droits de l’homme sera tenu responsable de ses actes et sera traduite devant la loi, il sera ainsi pour toute personne qui est un obstacle à une solution politique dans le sens indiqué par l’Union Africaine et la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Est.

L’UE trouve que seul le dialogue politique inclusif, sous la médiation internationale et conformément à l’Accord d’Arusha et la Constitution, peut fournir une solution à la crise burundaise. Cette organisation estime que le dialogue inter-burundais devait reprendre dans l’urgence et sans conditions.




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