Les VBGs, une réalité chez la communauté "Batwa" de Gitega


La communauté Batwa de Gitega fait semblant de ne pas être concernée par les violences basées sur le genre. Pourtant, ces violences sont une réalité si l’on en croit les données d’août à décembre de l’année dernière. Et plus d’une raisons sont à l’origine de cet état.



Par: Isanganiro , jeudi 18 février 2016  à 12 : 54 : 48
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Les maisons d’habitation sont super exiguës. Frères et sœurs d’une même famille dorment pour la plupart dans un même coin. L’existence de chambres, ce n’est pas si fréquent. Des parents n’ont pas de choix que de dormir à la vue des enfants. Et quand arrivent leurs moments d’intimité, il y a grand risque d’être surpris, vus ou entendus. En conséquence, les enfants s’adonnent au vagabondage sexuel.

Cette situation est confirmée par Gabriel Degure qui est le représentant de la communauté Batwa de Gitega. Il n’y a pas que l’exiguïté des maisons, mais aussi la consanguinité. Les Batwa de Gitega vivent dans des portions de terres qui font qu’ils sont obligés de se marier entre cousin et cousine, oncle et nièce, tante et neveu, frère et sœur, … Le phénomène est des plus complexes. M. Degure ajoute que des filles abandonnent l’école pour aller se marier, et à bas âge. Situation de pauvreté exige.

Le représentant de cette communauté appelle à la conscience de ses concitoyens, confrères et consœurs, pour juguler les violences dont ils sont souvent auteurs. Il demande en outre aux bienfaiteurs, surtout ceux qui opèrent dans la lutte contre les VBGs, à aider dans la sensibilisation des Batwa en matière de prévention contre ces violences. L’aide dans la construction des maisons décentes pour cette composante de la population serait aussi la bienvenue selon Degure.

Le Centre pour le développement communautaire (CDF) de Gitega se dit favorable à cet appel. Emma Nshimirimana, secrétaire exécutive du centre, promet des descentes conjointes avec ses partenaires, pour sensibiliser les Batwa dans ce cadre précis. Entre les mois d’août et décembre 2015, 531 cas de violences basées sur le genre ont été recensés.




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