Cnared : « L’envoi d’une police des Nations Unies est une mesure dérisoire »




Par: Isanganiro , lundi 4 avril 2016  à 16 : 50 : 37
a

Le Conseil National pour le Respect de l’Accord d’Arusha se dit surpris par la récente résolution onusienne visant à envoyer des observateurs et experts policiers au Burundi.

Dans une interview accordée a Isanganiro, le porte parole adjoint du Cnared rejette en bloc l’idée du déploiement d’une police des Nations Unies pour renforcer la capacité de ces dernières de surveiller les conditions de sécurité, de promouvoir le respect des droits de l’homme et de faire progresser l’Etat de droit. Le Cnared qualifie cette mesure de « dérisoire », à travers le porte parole adjoint de cette plate-forme. « C’est la 1ere mesure que les Nations Unies prend et que Bujumbura applaudit des 2 mois », a dit Pancras Cimpaye.

Le porte parole adjoint du Cnared indique plutôt que le Conseil de Sécurité des Nations Unies devrait décider l’envoi d’une force de maintien de la paix et non quelques policiers qui, selon lui, ne feront qu’observer sans rien faire.

Pour Pancras Cimpaye, une force de maintien de la paix est requise chaque fois que le sang est en train de couler. Il fait savoir que le Cnared a déjà enregistré plus de 1000 morts, 250000 réfugiés, 6000 prisonniers politiques. Ces chiffres sont suffisants pour que les Nations Unies puissent intervenir, a-t-il souligné.

L’opposition dite constructive soutient plutôt le déploiement de cette force

Le parti Radebu quant à lui soutient l’envoie des observateurs policiers sur la situation des droits de l’homme. Selon le président de ce parti, cette présence pourra lever toute équivoque des rapports en matière des droits de l’homme qui sont souvent contestés par l’une ou l’autre partie.

Pour Jean de Dieu Mutabazi, cette présence ne nuirait même pas à la souveraineté du pays. Il donne l’exemple des forces de la Monusco présentes en République Démocratique du Congo qui ne dérangent pas l’indépendance de ce pays. « La souveraineté est une valeur pour laquelle le peuple burundais tient beaucoup ».

Vendredi, le Conseil de sécurité a voté une résolution visant à faciliter le déploiement d’une force de police au Burundi. Mais, le gouvernement burundais et l’ONU doivent encore s’accorder sur les détails techniques de la mission dans 15 jours. Cité par la RFI, le Représentant permanent du Burundi aux Nations Unies, Albert Shingiro, a précisé qu’il s’agirait d’une trentaine d’experts et d’observateurs non armés qui seraient déployés principalement à Bujumbura et à la frontière avec le Rwanda.




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