L’OBR face au manque du civisme fiscal




Par: Désiré Nimubona , samedi 3 mars 2012  à 12 : 31 : 34
a

L’Office burundais des recettes, OBR, s’étonne de certains esprits qui veulent faire croire au monde que la cherté des produits de première nécessité est due à la présence de l’OBR et son nouveau système de travail.

Selon le Commissaire des taxes intérieurs, Nicodème Nimenya, dans sa conférence de presse de ce vendredi dans l’après midi à Bujumbura, il y a des « saboteurs économiques » qui sont en train de noircir l’image de cette institution, appelant plutôt la population burundaise de doubler de vigilance pour lutter contre un manque de « civisme fiscal ».

Selon ce commissaire de l’OBR, avec l’arrivée de cette institution, les taxes n’ont pas augmenté, au contraire, souligne-t-il, il y a eu diminution de certaines taxes et même la suppression de certaines autres.

Il indique qu’il s’observe une tricherie opérée par des malfaiteurs avec intention de faire croire à la population qu’ils travaillent pour l’OBR.

"En plus, il y a des gens mal intentionnés qui sont en train de se fabriquer des badges de l’OBR qui leur permettront de se substituer aux agents de cette institution pour collecter à leur place, des taxes qu’ils empochent.

« Il y a des véhicules qui circulent sans les vignettes de l’OBR et qui ont des vignettes délivrées par des inconnus et des gens mal intentionnés qui courent derrière les commerçants pour demander des taxes avec des badges de l’OBR imités », déplore Nimenya.

L’OBR dénonce des gens qui sont en train de faire rependre des rumeurs comme quoi, l’OBR va bientôt faire payer un montant de 100 FBu pour chaque personne qui entre au marché.

Prévisions de l’OBR en 2012

Selon Nimenya, l’Office Burundais des Recettes, OBR va collecter au moins 545 milliards de francs burundais, pour la seule année 2012.
Tandis qu’en 2011, l’OBR avait collecté 471 milliards, de loin supérieur aux prévisions de 2011, qui étaient de 437 milliards.

Dans ces prévisions, selon le commissaire Nimenya, il y a aussi des impôts sur revenus des hauts cadres de l’Etat, bien que ceux-ci n’aient pas encore commencé à payer ces impôts, suite au manque de lois appropriées.

Nimenya souligne que des informations à leur disposition disent que la correction du projet de loi portant fixation des taux d’impôts sur les revenues des hauts dignitaires de l’Etat est en courts de finalisation et qu’il sera envoyé au parlement encore une fois.

« Ce qui compte pour nous est que nous voyons qu’il y a la volonté du Gouvernement », ajoutant que même certaines autorités du pays ont demandé librement de payer des impôts, comme le bureau de l’Ombudsman.




Twitter cet article// Partagez cet article sur Facebook

1247 ont visité l'article



Votre réaction sur l'article/émission/brève..

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Ecrire un message à l'auteur de cet article

Envoyer un message



Dans la même rubrique
a

Economie : "Le secteur minier doit être régulé"



a

Burundi : Une faible inclusion financière inquiète le RIM



a

Initiatives porteuses d’un probable redressement du secteur minier au Burundi !



a

Bubanza : Une chute des prix de certains produits vivriers, un signe de la surproduction



a

Banque pour les jeunes : un rêve ou une réalité ?



a

Gihanga : les cultivateurs du village 2 demandent la levée de la mesure de la SRDI



a

Transport : Kenya Aiways cède pour Air Tanzania à Bujumbura ?



a

Commerce : « Niet, plus d’accès au marché de Gatunguru-Karama »



a

Economie : La mise en application effective de la convention « Orts-Milner » tombe à l’eau



a

Transport : Le Sénat burundais fustige l’état des routes construites ces derniers jours





Les plus populaires
Les victimes de l’incendie appelées à contacter le réseau des institutions des micros finances ,(popularité : 8 %)

Economie : "Le secteur minier doit être régulé",(popularité : 5 %)

BURUNDI- Salubrité : Les services techniques municipaux asphyxiés par la Mairie de Bujumbura,(popularité : 3 %)

Culture de la Stevia : Près de 200 emplois perdus et des milliards d’investissement en danger ,(popularité : 3 %)

Kobero : un centre commercial rentable, mais oublié en eau et électricité ,(popularité : 3 %)

SOSUMO : Le sucre produit en abondance mais reste insuffisant,(popularité : 3 %)

Kahawatu, un autre partenaire du secteur café ,(popularité : 2 %)

Ouverture solennelle des six marchés réhabilités en Mairie de Bujumbura,(popularité : 2 %)

Le Burundi désormais le pays le plus pauvre du monde,(popularité : 2 %)

L’eau thermale de Mugara, une source d’attraction touristique,(popularité : 2 %)