Bubanza : avortements des vaches frisonnes


Les vaches frisonnes données par différents projets de développement dans la province de Bubanza avortent à une échelle qui inquiète les bénéficiaires. Ces derniers pensent que ces vaches souffrent d’une maladie non encore connue et appellent les autorités à leur venir en aide afin de savoir réellement de quoi il s’agit.



Par: Isanganiro , lundi 2 mai 2016  à 11 : 40 : 25
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26 vaches ont déjà avorté au cours de ces deux dernières semaines selon les responsables de la direction provinciales de l’agriculture et de l’élevage à Bubanza. Ils indiquent que les examens sont en cours au laboratoire et appellent ces éleveurs de patienter et d’attendre les résultats.

Les projets de développement qui distribuent ces vaches frisonnes sont surtout PRODEFI, PROPAO, PENISADER et autres et il était temps, et même un peu tard, que les bénéficiaires donnent les descendances à ceux qui n’ont pas eu la chance d’en avoir, selon les responsables de la DPAE Bubanza.

" Ma vache vient d’avorter pour la 2eme fois. Je ne peux pas savoir de quelle maladie elle souffre. Les autorités qui nous ont donné ces vaches ne nous donnent aucune explication. De toutes les façons, on nous a donné des vaches malades", se lamente Joseph Niyoyankunze de la colline Gahwazi dans la commune de Mpanda. Cet éleveur précise aussi que même ses voisins voient régulièrement leurs vaches avorter sans savoir pourquoi.

"Les chiffres dont nous disposons ne sont pas très alarmants. 26 vaches frisonnes ont avorté dans ces deux dernières semaines dans trois communes de cette province de Bubanza : 16 en commune Mpanda, 4 en commune Bubanza et 6 en commune Rugazi", indique Désire Ntakirutimana, médecin vétérinaire dans cette province. Il dit également que pas mal d’éleveurs ne signalent pas des cas pareils d’avortement de leur vaches alors que c’est nécessaire pour faire des recherches sur cette situation mais aussi pour donner rapport aux projets distributeurs.

De son côté, le directeur provincial de l’agriculture et de l’élevage à Bubanza fait savoir qu’après avoir été au courant de la situation, les techniciens vétérinaires sont à pieds d’œuvre pour savoir de quelle maladie il s’agit."Et si les résultats prouvent que le taureau qu’on a utilisé lors de l’insémination souffre de la brucellose, toutes ces génisses seront abattues pour éviter qu’elles continuent à contaminer les autres, c’est ce qu’on appelle traitement économique", ajoute-t-il.




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