Frais scolaires supplémentaires, une spéculation dit le MinEduc




Par: Isanganiro , mercredi 1er juin 2016  à 21 : 15 : 46
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Le ministère burundais de l’éducation, l’enseignement supérieur et la recherche scientifique, met en garde les écoles qui font payer aux élèves des frais supplémentaires exorbitants qui, selon les responsables dudit ministère, constitue une pure spoliation à l’endroit des parents.

S’exprimant lors d’une réunion tenue à l’intention des directeurs de toutes les écoles de la capitale de ce mardi à Bujumbura, Anatole Niyonkuru, Directeur Général au sein du ministère, a averti que ces écoles risquent d’encourir des sanctions pouvant aller à la fermeture si ce genre de perception se poursuit.

"Ces frais supplémentaires sont exorbitants et certains ne sont même pas reconnus par la réglementation de l’administration centrale, c’est le cas de frais de construction des infrastructures, d’inscription, de redoublement voire d’équipement", dit-il.

Il demande aux parents de ne plus payer ces frais sans savoir la destination car le minerval est fixé compte tenu des besoins de l’école.

Anatole Niyonkuru dénonce également la surfacturation des titres scolaires par les directeurs en majorité des écoles privées. A la commande au niveau du Ministre de tutelle, un bulletin est acheté à cent Fbu, un diplôme/certificat l’est aussi tandis que le ministère livre le dossier individuel à deux cent cinquante fbu. D’après ce DG, il est inconcevable qu’au niveau des écoles privées, le dossier ou le diplôme est délivrée moyennant une somme variant entre quatorze et cinquante milles fbu.

Quant aux directeurs de ces écoles, ils estiment qu’il est difficile que leurs écoles fonctionnent sans autres frais supplémentaires. "Nos écoles font face aux autres imprévus auxquels le gouvernement n’intervient pas," dit Nimbona Aloys, directeur du Lycée du Lac Tanganyika, une école à cent pour cent publique.

Pour lui, avec un minerval de deux milles francs bu, il faut encore la part des parents pour accroitre le rendement de l’école. Il ajoute qu’à cette école, les frais supplementaires sont liés aux frais de renforcement, ce qu’il qualifie de moteur de réussite remarquable pour cette ancienne école dans différents examens nationaux.

Certains autres, surtout ceux des écoles secondaires privées implantées en mairie de Bujumbura, appellent à considérer la valeur de l’éducation et non ce qu’on paie pour en bénéficier. D’après Bivuzimana Japhet Protais du Lycée de l’Humanité de Jabe, son explication est fondée sur l’extrait d’un discours du président américain « ….. Si vous pensez que l’éducation est chère, attendez pour voir combien l’ignorance coûte ..... ».

Selon lui, les parents inscrivent leurs enfants dans des écoles compte tenu de leurs ressources en connaissance de cause, sachant bien que le minerval n’est pas harmonisé.

"Les écoles privées signent leurs contrats avec les parents et non le gouvernement et chaque décision allant dans le sens de la finance est discutée bilatéralement", ajoute Bivuzimana.

D’après lui, le gouvernement ne devrait pas dire que ces écoles perçoivent des frais supplémentaires énormes aussi longtemps que ces écoles ne reçoivent rien de la part de l’Etat pouvant servir de frais de fonctionnement comme dans les écoles publiques.




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