La mort d’Ernest Manirumva : Révélations de Pierre Claver Mbonimpa




Par: Marc Niyonkuru, , lundi 12 mars 2012  à 18 : 00 : 52
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Selon des révélations qu’il a faites à certains média de Bujumbura, le policier répondant au nom de Havyarimana aujourd’hui en cavale reconnaît avoir participé dans la mort d’Ernest Manirumva, ancien Vice-président de l’Organisation pour la Lutte contre la Corruption et les Malversations Economiques, OLUCOME. La société civile burundaise indique que ces révélations convergent avec les enquêtes qu’elle a conduite.

Sans recourir à la langue de bois, Pierre Claver Mbonimpa, Président de l’Association pour la Promotion des Droits de l’Homme et des détenus au Burundi, APRODH en sigle, a indiqué qu’avant sa fuite vers l’étranger, le policier Havyarimana a été hébergé par les défenseurs des droits de l’homme pendant une semaine.

Il a en outre indiqué que ce policier a révélé à ces défenseurs des droits de l’homme les secrets relatifs à la mort d’Ernest Manirumva.

Pierre Claver Mbonimpa dit que ce policier lui a montré tout le circuit que les auteurs de cette salle besogne ont sillonné pendant la nuit jusqu’à ce que le crime soit consommé à savoir l’appartement d’Ernest Manirumva, son bureau de service, l’endroit proche de la Cathédrale Régina Mundi, le monument du soldat inconnu et autres.

« Le policier nous a même révélé que le corps sans vie d’Ernest Manirumva a, part la suite, été acheminé vers Mutanga sud où se trouvait l’appartement de la victime à bord d’une voiture de type Hiace », a ajouté Pierre Claver Mbonimpa. Selon lui, les révélations de cet homme aujourd’hui en cavale ont convergé avec les enquêtes qu’ils ont faites.

Il a également cité trois personnalités de la police sur les cinq qu’ils disent avoir à leurs dispositions. Mbonimpa Pierre Claver dit qu’il a appelé par la suite le procureur de la république de l’époque, à savoir Elysée Ndaye, pour que la commission mise en place pour mettre de la lumière dans ce dossier soit au courant de ces révélations mais sans succès.

« Il m’a dit que la seule possibilité de garantir sa sécurité était de l’amener en prison. Je crois que ceux qui ont aidé pour que Havyarimana soit refugié ont vu que ses arguments étaient fondés, » a-t-il ajouté.




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