La société civile dans le collimateur du conseil national de sécurité




Par: Marc Niyonkuru, , lundi 19 mars 2012  à 16 : 01 : 49
a

Le conseil national de sécurité intime l’ordre à la société civile burundaise et aux organisations syndicales de se garder des discours relatifs à la cherté de la vie qui, selon le gouvernement, sont un moyen de pousser la population à la révolte, c’est ce qui ressort de la session ordinaire du 16 mars 2012 sous la présidence du chef de l’Etat, Pierre Nkurunziza.

A travers le communiqué sorti à la fin de la session, le conseil national de sécurité se réjouit de la situation de la sécurité sur l’échiquier national tout en regrettant cependant des frontières qui accordent une porte ouverte aux bandits armés surtout en provenance de la Tanzanie et de la RDC. Il regrette de la persistance des assassinats ciblés qui résulteraient aussi des conflits autour des problèmes de terre.

Toujours à travers ce communiqué, le conseil national de la sécurité indique qu’il reste convaincu que les marches manifestations envisagées par les organisations de la société civile face à la problématique de la cherté de la vie au Burundi est loin d’être une solution mais plutôt une manière malicieuse d’inciter la population à la révolte.

C’est ainsi que le conseil national de sécurité appelle le gouvernement à « prendre toutes les dispositions nécessaires pour suivre de près ceux qui cherchent à désorienter la population et à semer le désordre dans le pays en l’appelant aux manifestations sans fondement et de combattre avec la dernière énergie la criminalité sous toutes ses formes par des mesures de prévention et de répression ».

Le conseil national de sécurité demande au gouvernement d’initier dans tous les secteurs de la vie du pays des campagnes d’explication des facteurs à la base des problèmes de cherté de la vie.

Mais le président de l’ADC Ikibiri, Léonce Ngendakumana qualifie la sortie médiatique du conseil national de sécurité d’un moyen d’intimider la société civile. Selon lui, la société civile a réitéré la nécessité d’un audit organisationnel et financier de la Regideso, tant souhaité mais sans succès jusqu’à présent.

Pour Léonce Ngendakumana, les revendications formulées par la société civile face à la cherté de la vie convergent avec les préoccupations de la population.




Twitter cet article// Partagez cet article sur Facebook

852 ont visité l'article



Votre réaction sur l'article/émission/brève..

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Ecrire un message à l'auteur de cet article

Envoyer un message



Dans la même rubrique
a

Le parlement burundais ouvre sa session d’avril



a

Burundi : Des contributions aux élections en voie de détournement



a

Burundi : Des contributions aux élections en voie de détournement



a

Le budget des élections de 2020 reste en secret



a

La levée des sanctions contre la BBC et VOA n’est pas pour aujourd’hui



a

Les responsables des partis politiques inquiets à la veille des élections de 2020



a

Le parlement burundais réclame un Sommet des pays contributeurs à l’AMISOM



a

Les parlementaires burundais préoccupés par la dette du pays envers l’EAC



a

Huit ONGs étrangères se font réenregistrer pendant la période de prolongation



a

Le président somalien en visite au Burundi





Les plus populaires
Faut-il attendre encore Rwagasore pour des organes crédibles du parti ?,(popularité : 10 %)

Manifestation avec cercueil par Guillaume Harushimana à la Rpa ,(popularité : 10 %)

Investiture des administrateurs communaux issus des élections de 2015,(popularité : 9 %)

Le Burundi vers 2027 ,(popularité : 8 %)

Justice : Le dossier Ndadaye refait surface,(popularité : 8 %)

Des manifestatations au centre ville de Bujumbura,(popularité : 8 %)

Politique : PISC et CAPES+ rejettent les conclusions du 5ème round du dialogue inter burundais,(popularité : 8 %)

Frédéric Bamvuginyumvira est désormais provisoirement libre ,(popularité : 7 %)

La demande d’Agathon Rwasa rejetée,(popularité : 7 %)

Agathon Rwasa et Jacques Bigirimana jouent sur les mots !,(popularité : 6 %)