La journée de la commune ne devrait pas se limiter aux cérémonies folkloriques




Par: Isanganiro , jeudi 4 août 2016  à 13 : 42 : 02
a

Selon la PARCEM, Parole et Action pour le Réveil des Consciences et l’Evolution des Mentalités, telle que le definit la loi de la commune , celle-ci est une entité de développement économique au niveau local. Dans un contexte de lutte contre la pauvreté, la commune devient l’entité qui concrétise tous les programmes du développement tracés au niveau central. De même que le gouvernement , la parcem soutient l’initiative de mettre sur pied une journée de la commune. A sa troisieme célébration, cette journée sera célébrée le 6 Août dans les 119 communes du Burundi mais le début n’a pas été facile, souligne Therence Ntahiraja, assistant du ministère de l’intérieur . Toutefois, Faustin Ndikumana deplore que la célébration de cette journée est agrémentée par des manifestations folkloriques à caractère de mobilisation politique.

Il mentionne qu’une telle occasion devrait servir de méditation ou de faire une introspection sur les défis qui entravent le développement des communes. Parmi ces défis, figure le manque de liaison entre les documents de référence et planification central tel que la vison 2025 et le CSLP de la planification communale locale. Faustin Ndikumana trouve que ce défis risque de limiter la traçabilité des contributions des communes dans l’aboutissement aux références chiffrés contenus dans les documents centraux. D’après toujours Faustin Ndikumana, la célébration de la journée de la commune devrait toucher aussi le manque de ressources humaines au niveau quantitatif et qualificatif au lieu que le recrutement se penche sur des balises politiques sans oublier le manque de moyens matériels. La parcem ajoute que certains administrateurs communaux n’ont pas même de moyens de déplacement.

Selon cette organisation de la société civile qui s’intéresse à l’économie, la journée de la commune, en plus, devrait résoudre la question d’interférence entre le ministère de l’intérieur et de la formation patriotique du ministère du développement communal dans le pilotage des projets des communes. Enfin, le manque des données chiffrés sur certains indicateurs socio économiques , le problème de corruption qui se matérialise dans la passation des marchés et dans le recrutement , le manque de l’implication citoyenne dans le suivi des affaires de la commune et la faible recevabilité des autorités communales envers la populations méritaient d’être débattus autour d’une table ronde dans la célébration de la fête de la commune, ajoute Faustin Ndikumana.

La parcem trouve, dans l’avenir, qu’ une semaine dédiée à la commune devrait précéder la célébration d’une telle journée, pour asseoir des débats susceptibles de jalonner des solutions à tous ces problèmes.

De la part du ministrère de l’interieur, Therence Ntahiraja, l’assistant du ministre et porte parole dudit ministère rappelle plutôt que cette journée offre une occasion à la population d’échanger sur la situation sociale, économique, politique et les perspectives à venir de la commune. Il ajoute qu’au lieu de se limiter aux cérémonies seulement, elle constitue un moment propice pour établir les contrats de performances des élus locaux et d’en faire un suivi-évaluation. Il renchérit que cette journée permet enfin de décoler ceux qui se sont engagés d’une façon exceptionnelle au développement de la commune.




Twitter cet article// Partagez cet article sur Facebook

248 ont visité l'article



Votre réaction sur l'article/émission/brève..

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Ecrire un message à l'auteur de cet article

Envoyer un message



Dans la même rubrique
a

La demande d’Agathon Rwasa rejetée



a

Politique : PISC et CAPES+ rejettent les conclusions du 5ème round du dialogue inter burundais



a

Une vingtaine d’ONGES au Burundi « se sont déjà repliées » !



a

Benjamin Mkapa renvoie la balle au médiateur Museveni



a

Arusha : Ouverture solennelle du dialogue à l’absence du gouvernement



a

Médias : « Plus très suivi , plus très monitoré », selon le CNC



a

« Dialogue » ou « Monologue » ?



a

Partenaires techniques et financiers du Burundi réclament des clarifications sur la loi régissant les ONGE !



a

Certains invités au 5ème round du dialogue inter burundais affichent un recul



a

La province Gitega décide d’enlever les pancartes de Nyambeho controversées





Les plus populaires
Une vingtaine d’ONGES au Burundi « se sont déjà repliées » ! ,(popularité : 9 %)

La demande d’Agathon Rwasa rejetée,(popularité : 7 %)

Politique : PISC et CAPES+ rejettent les conclusions du 5ème round du dialogue inter burundais,(popularité : 7 %)

L’Uprona de Kumugumya cautionnerait les décisions du CNDD FDD ,(popularité : 3 %)

Benjamin Mkapa renvoie la balle au médiateur Museveni,(popularité : 3 %)

Arusha : Ouverture solennelle du dialogue à l’absence du gouvernement,(popularité : 3 %)

« Dialogue » ou « Monologue » ?,(popularité : 2 %)

Burundi : les ONGs sommées de se réinscrire quatre documents dans les mains ! ,(popularité : 2 %)

Amendement du projet de loi sur les libertés publiques qualifié de moins liberticide,(popularité : 2 %)

Rwasa rejette le contenu du rapport des experts des Nations Unies sur la RD Congo ,(popularité : 2 %)