Football : les méandres des personnalités footballistiques inquiètent les Burundais




Par: , mardi 20 mars 2012  à 08 : 16 : 18
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Comme qui dirait, c’est devenu un secret de polichinelle, le football burundais va decrescendo. L’état des lieus de l’équipe nationale de football interpelle la conscience de tout un chacun. L’annonce de la démission de l’entraîneur, Adel Amrouche, à un moment même où l’on célébrait la victoire des Intamba mu Rugamba, équipe nationale burundaise, contre le Zimbabwe, a été accueillie comme un coup de tonnerre pour les amateurs du ballon rond.

A l’origine de la démission figurait entre autres les besoins logistiques susceptibles de l’aider à tenir tête contre d’autres équipes. En réaction contre cette démission d’Adel Amourche, le ministre de la jeunesse des sports et de la culture n’a pas fait preuve de sagesse. Jean Jacques Nyenimigabo n’a pas passé par quatre chemins en indiquant qu’Adel Amourche a versé dans la diversion à travers ses propos. Sans faux-fouillant, le ministre de tutelle a accepté sa démission.

Les propos de Jean Jacques Nyenimigabo divergent de ceux de Madame Lydia Nsekera, Présidente de la Féderation nationale de Football FFB, qui, jusqu’à présent, indique qu’elle n’est pas formellement au courant de la démission de l’entraîneur algérien de nationalité belge. Ce double langage dans un pays où le football se trouve dans un état, va plutôt l’enterrer. Tenez en moins de deux mois du match retour contre le Zimbabwe à Harare, deux joueurs de renoms à savoir Saido Ntibazonkiza et Carim Hakizimana ont déjà démissionné.

La question que le peuple burundais peut aujourd’hui se poser celle-ci : Que nous réserve une équipe dans laquelle les joueurs aujourd’hui démissionnent en cascade, et dont l’entraîneur lui-même ? La cause profonde de la démission d’Adel Amrouche aurait été le non respect de son salaire par le ministère de tutelle tel que la chambre basse du parlement l’avait voté.

Face à toutes ces interrogations, une considération est certaine. Adel Amrouche avait été recruté par le président de la république comme entraîneur des Intamba mu Rugamba. Pierre Nkurunziza qui, comme le reconnaît le peuple burundais n’est pas sans être amateur de football comme cela transparait à travers ses activités dans le pays.

Face à tous ces méandres c’est la qualité du football burundais qui se trouvait dans un état critique déjà qui va péricliter davantage.

Les gestionnaires du football burundais devraient se rappeler qu’à chaque fois que l’équipe nationale fait un pas en avant, le pays trouve sa place dans le concert des nations.

Nous implorons le ministre de la jeunesse des sports et de la culture, Jean Jacques Nyenimigabo, et la présidente de la Fédération Nationale de Football, FFB, Lydia Nsekera, de ne pas manquer à leurs responsabilités en démissionnant comme les autres, mais plutôt qu’ils se ressaisissent pour l’intérêt du football.

Nous sommes semblables à un arbitre qui, à chaque fois qu’il remarque une erreur, se sert de son sifflet.




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