Burundi : Une nouvelle taxe sur éducation est en cours de préparation




Par: Isanganiro , lundi 22 août 2016  à 11 : 08 : 46
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Comme il a été vite constaté que suspension des aides qui étaient destinées à l’appui du gouvernement burundais par ses partenaires touche également le secteur de l’éducation, un fond nouveau sera mis en place à partir de l’année budgétaire 2017.

La déclaration est de la directrice générale du bureau pédagogique au ministère de l’éducation et de la recherche scientifique. Chantal BAJINYURA indique que ce fond proviendra d’une nouvelle taxe qui sera introduite sur tous les produits de consommation au Burundi. Cette nouvelle mesure permettra selon la directrice au gouvernement de financer l’éducation et l’enseignement des métiers y compris sans faire recours à l’aide extérieur, mais la mesure entrainera la hausse des prix des produits consommables, ajoute Bajinyura.

Cette taxe inquiète les parents qui se voient toujours exiger de payer d’autres frais supplémentaires en plus du minerval.

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NDARUGIRIRE trouve qu’il s’agit du désengagement presque total du gouvernement dans le secteur de l’éducation. Il déplore que même si l’enseignement était gratuit, les parents payaient déjà des contributions chaque trimestre. Pour lui la situation peut être intenable envers les parents.

Face aux inquiétudes partagées des parents, le ministère de l’éducation souligne que le gouvernement a des droits et devoirs envers ses citoyens. Bajinyura précise que le gouvernement ne va pas se désintéresser de ce secteur de l’éducation plutôt, c’est une façon de préparer la première famille dont la maison pour une école communautaire où les parents seront les premiers responsables dans la gestion des écoles. Cette dernière ne concernera que le financement des activités ainsi que l’organisation en soi de l’école.

Faut-il penser à la gratuité scolaire ?

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Quant à la gratuité scolaire, elle se limite en 9e année fondamentale et par après, c’est le tour des parents d’assurer une bonne éducation de leurs enfants, ce qui pourrait peut-être une solution de limiter les naissances, réplique Chantal Bajinyura directrice générale du bureau pédagogique au ministère de l’éducation et de la recherche scientifique.




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