Le trafic des êtres humains reste d’actualité au Burundi


Le 23 Août de chaque année, le monde observe une journée internationale du souvenir de la traite negrière et de son abolition. Ce phénomène persiste du fait que le trafic des femmes et filles reste d’actualité et une commission de concertation devrait être initiée pour la prévention et la répression de la traite des personnes au Burundi.



Par: Isanganiro , mardi 23 août 2016  à 16 : 37 : 58
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Entre le 15e et le 19e siècle, une partie de la population du continent noir a été emportée par force vers le continent américain. Ces esclaves, soumis aux corvées exploitaient les champs de canne à sucre. Selon Maitre Prime Mbarubukeye de l ’observatoire nationale pour la lutte contre la criminalité transnationale, ONLCT- Où est ton frère, dit que même si cette traite date de longtemps, elle persiste toujours et parle d’esclavage moderne, cette fois-ci vers les pays arabes et pas en Amérique . Il ajoute que des femmes et des filles ne cessent d’être escroquées, envoyées dans certains ces pays où elles sont traitées abusivement.

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Pour le moment 9 femmes sont gardées depuis ce dimanche dans le cachot de la police de Mparampirundi en commune Busiga de la province Ngozi. Elles ont été refoulées du Rwanda ,pays ami du Nord du Burundi. Elles ont accusées d’avoir une mission de partir pour les pays arabes où elles sont traitées comme des esclaves.

Dans cette même optique , ONLCT- où est ton frère condamne avec sa dernière énergie ce trafic des êtres humains et donne un bilan de plus de vingt femmes et filles burundaises qui sont sous les verrous depuis le mois de juin dernier après être interceptées dans les pays voisins du Burundi comme la République Démocratique du Congo , le Rwanda, Tanzanie et l’Ouganda alors qu’elles voulaient s’envoler pour les pays arabes comme l’Arabie saoudite et Oman. Maitre

Prime Mbarubukeye, Président de cet observatoire engagée dans la lutte contre le trafic des êtres humains propose alors la mise en place d’une commission de concertation et de suivi pour la prévention et la répression de la traite des personnes au Burundi comme prévu dans l’article 7 de la loi du 22 Octobre 2014. ONLCT recommande au gouvernement burundais qu’une représentation diplomatique et solide qui serait installée dans ces pays arabes dont l’Oman et Arabie Saoudite permettrait de veiller à la sécurité de tous burundais dans ce pays car ce phénomène au Burundi reste d’actualité et a une tendance de se métamorphoser et prendre une grande envergure du fait que l’axe principal de sortie est pour le moment boycotté dont l’Aéroport de Bujumbura.




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