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MUYINGA : Réfection du cachot de la police judiciaire


Le cachot de la police judiciaire de Muyinga a été réfectionné par la Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme (CNIDH) en vue d’améliorer les conditions de garde à vue des détenus. L’administration locale, les détenus et les Officiers de police judiciaire saluent cette initiative. L’exigüité de ce cachot reste le grand défi d’après les responsables policiers.



Par: Isanganiro , mercredi 21 septembre 2016  à 15 : 07 : 34
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La CNIDH a remis officiellement à l’administration provinciale les cellules du cachot de police judiciaire de Muyinga réfectionné par cette institution chargé de promouvoir les droits humains. L’idée de réhabilitation a surgi après des visites des agents de la CNIDH dans ce cachot où des détenus étaient gardés dans des conditions d’hygiène très déplorables d’après Ernest Nyabenda Secrétaire Exécutif de la CNIDH. Pour lui, les droits des détenus doivent être protégés conformément à la loi comme pour tout citoyen, a-t-il rappelé lors de la cérémonie de réception officielle, mardi 20 Septembre à Muyinga.

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Ancien cachot de la province Muyinga

Avant la réfection, les lieux d’aisance étaient totalement détruits, les excréments humains se déversaient dans le corridor menant vers les cellules et derrière le cachot. Les détenus couraient le risque d’attraper les maladies des mains salles, a-t-il poursuivi. Après la réfection, les trois petites cellules et les lieux d’aisance sont propres et éclairés. De la sorte nous contribuons à l’amélioration des conditions de garde à vue, s’est-il félicité en remerciant l’Agence Américaine de Développement dit USAID qui a financé les travaux pour une enveloppe globale d’environs neuf millions de francs Burundais.

L’exiguïté du cachot : Autre défis

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L’interieur de l’ancien cachot

Le cachot réfectionné a été construit en 1985 avec une capacité de dix personnes, aujourd’hui, plus de trente personnes y sont gardées, constate M. Badende Jumaine Conseiller Economique du Gouverneur de la Province Muyinga. Cet administratif, ayant représenté le Gouverneur de la province pour réceptionner les locaux réhabilités, demande aux partenaires éventuels de contribuer pour agrandir cette infrastructure afin de répondre aux besoins du moment car la population a augmenté et conséquemment les infractions, fait-il remarquer.

Même son de cloche pour le Sous Commissaire de police judiciaire à Muyinga indiquant que faute de place, les femmes sont gardées au commissariat de police. Les mineurs et les adultes sont dans des cellules communes à cause du même problème, indique-t-il. L’espace pour bâtir est disponible, que d’autres personnes éprises des droits de l’homme d’emboiter le pas à la CNIDH , lance ce commissaire de police.

Le respect des délais de garde à vue

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La cellule des femmes

Les officiers de police judiciaire doivent accélérer le traitement des dossiers pour pallier au problème d’effectifs pléthoriques dans les cellules, recommande les cadres à la CNIDH. Les délais de garde à vue sont de 7 jours mais avec avis du ministère public, l’officier de police judiciaire peut continuer les enquêtes jusqu’à 14 jours. Parfois, ces délais peuvent être dépassés, reconnait le Sous commissaire de police judiciaire à Muyinga. Cette unité n’a pas de moyens de transports des détenus, déclare-t-il. Des personnes arrêtées dans d’autres communes sont quelques fois transférées vers ce cachot avant la clôture des dossiers par les OPJ profitant de la présence éventuelle d’un véhicule soit de l’Administrateur communal ou du commissaire provincial de police. Ces détenus doivent attendre le déplacement de l’OPJ de la commune vers le chef lieu de la province continuer les interrogatoires, ce qui entraine le non respect des délais réglementaires, justifie ce commissaire de police judiciaire à Muyinga.




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