Le dialogue de sourd entre la société civile et le gouvernement sur la cherté de la vie




Par: Marc Niyonkuru, , Wednesday 21 March 2012  à 15 : 25 : 02
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« Ce ne sont pas les marches manifestations, les arrêts de travail qui résolvent la cherté de la vie mais le travail. L’IPR est une question qui est à l’agenda du gouvernement et qui l e tient à cœur. La révision tarifaire de la REGIDESO était et reste une nécessité ». Ce sont les propos Gervais Rufyikiri, deuxième vice président de la République du Burundi, ce mardi devant un parterre de diplomates, d’activistes de la société civile, des membres du gouvernement responsables des médias sur la cherté de la vie qui fait toujours remous depuis début mars 2012.

Dans cette rencontre, il a indiqué que l’application de la nouvelle grille tarifaire de l’eau et de l’électricité fait suite à une étude qui a été faute par une maison de consultance du nom de «MicroConsultuing» en 2010 dans l’ultime raison de redresser son équilibre financier, afin de lui permettre de réaliser de nouveaux investissements notamment en réhabilitant des réseaux vétustes, en favorisant l’extension en eau et en électricité et autres.

La hausse de l’eau et de l’électricité relève d’une nécessité par la Regideso d’attirer les investisseurs dans le secteur de l’énergie car avant la révision car la grille tarifaire burundaise était la plus faible de la région et du monde, selon toujours Gervais Rufyikiri.

Quand au retard dans le payement de l’IPR « le gouvernement et la chambre basse du parlement n’inventent aucune stratégie pour échapper à l’IPR »dit-il.

Face à ces arguments les activistes de la société civile ont été on ne peut plus durs dans leurs réactions.

Faustin Ndikumana, Président de Parcem, a fait appel au réalisme. Selon lui, la politique budgétaire ne tient compte des réalités du moment.

Le payement de l’IPR risque d’être reporté aux calendes grecques selon toujours Faustin Ndikumana. Il a indiqué que dans l’entre temps les avances salariales de la banque centrale risquent d’occulter davantage la faiblesse de la monnaie burundaise déjà fragile en comparaison avec le dollar.

Pour lui, les institutions de lutte contre la corruption ont du pain sur la planche parce que beaucoup de dossiers sur la mauvaise gouvernance n’ont pas été conservés.

Le mal n’est pas de faire une marche manifestation mais plutôt de voir les autorités se garder de répondre aux préoccupations de la population, selon le délégué Général du Forsc Pacifique Nininahazwe.

Il a indiqué qu’ils vont se contacter pour voir ensemble la nouvelle dynamique que la société civile mettra en œuvre pour continuer leurs revendications.




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