Ngozi : Le Lycée Busiga fait face à un manque criant d’eau.


Crée en 1949, le Lycée Busiga en province Ngozi, un établissement à régime d’internat pour les filles fait face à un manque criant d’eau depuis le mois de mai. Sr Mathilde Kezamahoro directrice de ce Lycée qui abrite plus de 700 élèves avec des chasses d’eau demande que Busiga soit réalimenté avant que des malades des mains sales ne se déclarent.



Par: Isanganiro , lundi 10 octobre 2016  à 17 : 30 : 49
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A un bruit de quelques gouttes de pluie sur les tôles, chaque élève se précipite pour capter l’eau à utiliser au cours de la journée. En cas de besoin, les élèves vont à tour de rôle dans les marigots pour puiser de l’eau à utiliser, soit pour la cuisson ou la toilette. Sr Mathilde Kezamahoro directrice de cet établissement dit que ce manque d’eau date du mois de mai alors que leurs dortoirs comportent des chasses d’eau. "Nous avons connu le manque d’eau depuis le mois de mai et il persiste encore. Lors de la passation de l’examen d’Etat, après de longs parcours, nous l’avons eu pendant un jour et demi. Actuellement, plus jamais de l’eau à notre école alors que qu’on ne doit à personne." ; explique Sr Mathilde Kezamahoro, la directrice.

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Pour que les élèves aient de l’eau pour la toilette et la cuisson, sont-ils obligés de parcourir 4km à pied ; explique Mugisha Anick élève de la 1ère L.M qui craint connaitre l’ échec scolaire suite à la perte du temps."Au lieu de se conformer à l’horaire des cours et aux autres séances d’études, nous allons puiser de l’eau dans la rivière Nyamitotoma. En plus de la distance, la terre est glissante quitte à ce que certains tombent par terre". Cette élève qui fait partie de la représentation des élèves au Lycée Busiga déplore qu’ils perdent le temps énormément ; ce qui risque d’avoir des répercussions sur les résultats à la fin du premier trimestre.

Les conséquences de cette pénurie d’eau ne manquent pas : La vie de ces élèves est en danger et risquent de connaitre de mauvais résultats

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Craignant une épidémie, Sœur Mathilde Kezamahoro directrice du lycée Busiga qui ne voit plus à quel saint se vouer a révélé à la Radio Isanganiro qu’elle a avisé l’administration et ses chefs hiérarchiques voire le gouverneur de Ngozi mais en vain. Considérant les dégâts que peut occasionner ce manque d’eau à cette école qui interne plus de 700 élèves, Mathilde Kezamahoro demande aux instances habilitées de faire tout possible pour sauver la vie de ces élèves exposés aux maladies des mains sales.

Isaïe Sindayihebura chef d’antenne Région Nord de l’agence hydraulique et Assainissement en Milieu Rural dit qu’ils sont au courant. Deux raisons expliquent le défis : " De la source dans la commune Muruta en province de Kayanza à Busiga dans la province de Ngozi, il y a 110 km, les consommateurs ont augmenté, 400 branchements privés par exemple à Kayanza. En plus, la commune Busiga se situe sur une certaine altitude, ce qui fait que l’eau n’atteint plus le Lycée Busiga." a dit Isaïe.

Alors que certaines informations disent qu’une partie de cette eau servait pour arroser les champs des légumes dans la commune de Muruta où la canalisation tire source, Isaïe Sindayigaya reconnait que le phénomène a existé mais qu’avec l’administration de Kayanza, toutes les fuites ont été bouchées. Il tranquillise qu’un projet de pompage raccordant le bureau de la commune au Lycée Busiga est en cours, seulement que son financement risque de faire défaut, a-t-il martelé.




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