Le Burundi suspend toute coopération avec l’Office du Haut Commissariat des Droits de l’Homme.


Accusé de complicité dans l’élaboration du récent rapport sur l’état des droits de l’homme au Burundi, contesté par Bujumbura, le gouvernement suspend toute coopération avec l’office du haut commissariat des nations Unies au Burundi jusqu’au nouvel ordre



Par: Isanganiro , mardi 11 octobre 2016  à 16 : 26 : 40
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Dans une déclaration rendue publique ce mardi , le gouvernement burundais via Philipe Nzobonariba son porte-parole, accuse l’Office du Haut Commissariat des Nations Unies accrédité au Burundi de complicité dans l’élaboration du récent rapport des trois experts onusiens que le pouvoir de Bujumbura qualifie de "mensonger et controversé ".

Le pouvoir de Bujumbura, au terme du conseil des ministres de jeudi dernier, avait souligné que ledit rapport ne reflète pas la réalité qui prévaut dans le pays. Conséquence, le gouvernement suspend toute coopération et collaboration avec toutes les structures du Bureau du Haut Commissariat des Droits de l’Homme au Burundi, a indiqué le porte parole du gouvernement.

Philippe Nzobonariba aura ajouté que la décision du Burundi n’est pas une surprise. " Elle avait été communiquée ce lundi aux responsables de ce bureau lors d’une séance de travail avec le ministre burundais des relations extérieures et de la coopération internationale ", renchérit-il.

Toutefois, tout n’est pas perdu pour le Bureau du Haut Commissariat des Nations au Burundi. Selon Philippe Nzobonariba , il possède encore une chance de désigner une équipe chargée de renégocier l’accord de siège, son mandat, la durée et la taille de son personnel au Burundi.

Cette décision du Gouvernement intervient après la mesure du ministère des relations extérieures déclarant persona non grata au Burundi les trois experts onusiens : l’Algérienne SAHLIFADEL Maya, le sud-africain CHRISPH Heyns et le colombien Pablo de GRIEF. Dans la ligne de contestation dudit raport des experts des Nations-Unies, la Chambre haute du Parlement burundais avait déjà promis de produire un contre rapport.




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