Muyinga : Plus de défis dans les écoles publiques que dans les écoles privées.


Un mois après la rentrée de l’année scolaire 2016-2017, des effectifs sont pléthoriques dans les classes de première année post fondamentale et les élèves n’ont pas encore de supports ou manuels de l’élève. La pédagogie de l’intégration est difficile à appliquer.



Par: Isanganiro , jeudi 27 octobre 2016  à 10 : 38 : 21
a

La première année post fondamentale est fonctionnelle depuis la rentrée de l’année scolaire 2016-2017. La pédagogie d’intégration est une méthodologie qui doit être appliquée avec la reforme de l’enseignement au Burundi. Plus d’un mois après ladite rentrée scolaire, les enseignants peinent à appliquer cette nouvelle pédagogie. Celle-ci exige la participation effective des élèves lors des apprentissages pour acquérir non seulement les ressources théoriques mais aussi le savoir faire. Pour y parvenir, les enseignants et les élèves doivent disposer du matériel didactique tels les guides de l’enseignant et les manuels d’élèves. Les guides pour enseignants sont disponibles mais les élèves n’ont pas de supports. La participation des élèves est compromise par le manque de manuels contenant les textes et exercices objet de réflexion a-t-on appris des enseignants croisés à Muyinga.

La pédagogie d’intégration n’est pas applicable dans des classes aussi pléthoriques.

JPEG - 8.1 ko
Lycée de la Comibu à Muyinga

Lors des séances de recyclage des enseignants pour appliquer la nouvelle pédagogie, les formateurs rassuraient que la moyenne d’élèves par classe ne devrait pas dépasser 50 élèves. Au lycée de la COMIBU Muyinga, en première année Economique, plus de 110 élèves suivent les cours dans une seule classe. En section Sciences, on dénombre plus de 100 élèves. Au lycée de Mukoni, la section Science a également plus de 90 élèves dans une seule classe. Dans pareilles conditions, trois individus se partagent un banc public. Comment par exemple suivre les leçons sur les nouvelles technologies d’informations et de communications sans ordinateur, déclare Odetta Niragira, élève brandissant le programme avec un chapitre sur la bureautique, les parties externes et internes de l’ordinateur….

L’école privée est épargnée ?

JPEG - 7.1 ko
La Connaissance de Muyinga

L’école "La Connaissance" est le seul établissement privé disposant des classes d’enseignement post fondamental au chef lieu de la province de Muyinga. Là, les conditions d’apprentissage différent de celles du public. Pour bien encadrer les élèves, on limite l’effectif des élèves à caser dans les classes, déclare M. Sosthène Nkurunziza, Directeur de cette école. Le matériel est disponible y compris l’outil informatique pour que les élèves se réapproprient les TICs, ajoute-t-on. Les frais de scolarité s’élèvent autour de 200000 fr par an, les parents acceptent de supporter ces dépenses avec des taux de réussite rassurant poursuit le même directeur. A titre illustratif, pour le concours de fin de la 9ème fondamentale, la réussite est de 100%,révèle-t-il avec un ton de fierté indiquant que avec la rentrée scolaire, tous les demandeurs de places n’ont pas été accueillis à cet établissement faute de places.

Mieux faire : Recommandation des responsables de l’enseignement

M. Jean Baptiste Basomingera, Directeur de l’enseignement en commune de Muyinga reconnaît que des effectifs sont élevés dans certaines classes mais demande aux enseignants de fournir un effort pour plus de rendement. Les résultats au concours national ont prouvé que parfois le prétexte de classe pléthorique n’est pas toujours fondé pour justifier le rendement, dit-il. Les derniers établissements sur le classement n’avaient pas le plus d’élèves, ajoute-t-on. Pour lui,même l’Ecole privée" La Connaissance" en deuxième place après le lycée de Rugari en commune de Muyinga peut faire mieux notamment en recrutant des enseignants permanents. Contacté au sujet du manque des manuels des élèves, M. Blaise Pascal Misago, Directeur de l’Enseignement en province de Muyinga a indiqué que le rapport des besoins a été exprimé après l’orientation des élèves dans différentes sections. Ce directeur rassure que ces manuels pourront être disponibles dans un proche avenir. En attendant, le personnel éducatif est invité à fournir plus d’efforts en encadrant les élèves en dépit des problèmes rencontrés pour s’adapter à la nouvelle pédagogie.




Twitter cet article// Partagez cet article sur Facebook

155 ont visité l'article



Votre réaction sur l'article/émission/brève..

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Ecrire un message à l'auteur de cet article

Envoyer un message



Dans la même rubrique
a

La décision de faire payer 300 fbu chez les dockers du marché dit chez Sion reste inchangée



a

Le secteur de l’éducation "en ruine" !



a

« Je ne vois pas comment le directeur ne nous...



a

Neuf institutions universitaires interdites d’enrôler de nouveaux étudiants



a

Bubanza : le lycée kanura de Gihanga, confrontée à plusieurs difficultés



a

Buyenzi : Les filles et femmes face à l’éducation conjugale !



a

Le plan innovant de la ville de Bujumbura 2020-2045 : Les habitants de Gihanga s’inquiètent



a

Burundi-Education : Un nouveau campus de l’ENS s’ouvre à Mugara



a

Rumonge : Des enseignants réclament les frais de documents pédagogiques



a

Rumonge : La divagation du bétail se poursuit malgré l’opposition administrative





Les plus populaires
La décision de faire payer 300 fbu chez les dockers du marché dit chez Sion reste inchangée,(popularité : 28 %)

Un orphelin cherche désesperemment 5.000 dollars américains pour son opération ,(popularité : 6 %)

Mwaro : La pression démographique, un défi à l’enseignement,(popularité : 4 %)

Le Burundi parmi les prochaines victimes de la famine, parle un rapport ,(popularité : 4 %)

Gitega : Une fillette malformée attend beaucoup de vos gestes charitables,(popularité : 4 %)

Editorial : « Eduquer ou Périr »,(popularité : 4 %)

Les journalistes burundais en marche avant le dernier jugement ,(popularité : 4 %)

Pénurie d’eau au chef-lieu de Cibitoke : risques des maladies des mains sales ,(popularité : 4 %)

Les étudiants bénéficiaires des bourses d’amitié sont mécontents,(popularité : 4 %)

Vers de nouvelles directives contre la Tuberculose au Burundi ,(popularité : 3 %)