Burundi : Tout endroit public de la capitale Bujumbura se transforme en parking payant


Désormais, tout véhicule, taxi -vélos et motos ou voiture particulière devront payer les frais de stationnement en vue de renflouer les caisses de la Mairie. Les transports rémunérés vont verser leurs frais chaque mensualité et les non rémunérés par heures ; une mesure qui n’a pas été bien accueillie par les conducteurs la qualifiant d’injuste. Le maire de la ville de Bujumbura affirme que cette nouvelle taxation contribue pour améliorer la sécurité et la réduction des vols.



Par: Isanganiro , mercredi 2 novembre 2016  à 16 : 29 : 31
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Dans un communiqué du Mairie de la ville de Bujumbura du 31 Octobre courant sanctionnant la délibération du conseil municipal tenue en date du 11 octobre 2016, Freddy Mbonimpa a souligné que désormais, toutes les places publiques dans lesquelles vont stationner les matériels roulants tels que les véhicules, motos et vélos seront payables. Les frais de parking sont repartis selon la marque de matériels roulant, sa fonction et elles sont proportionnelles au temps de stationnement pour les voitures privées.

Entrant en vigueur le 1er Novembre 2016, sur les comptes bancaires de la Mairie, un paiement mensuel ne doit pas dépasser le 5 de chaque mois pour échapper à une pénalité de 10% ou à un recouvrement forcé a laissé entendre le maire de la ville de Bujumbura. Les droits de stationnement des camions remorque faisant le transport local est fixé à 100.000 fbu ; des camions simples d’une capacité de 10 tonnes et plus de 40.000fb ; celui d’une capacité inférieure à 10 tonnes , 30.000fb en ex aequo avec les camions type Bene et Bus de marque Coaster, Bus de marque Hiace payeront 21 000 fbu ; les camionnettes de transport en ville, 15 000fbu en ex aequo avec les taxi voiture ; cyclomoteurs 10 000bfu ; taxi moto 5 000fbu et taxi vélo 2 000fbu, a précisé le maire de la Ville Bujumbura Freddy Mbonimpa.

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Pour les deux dernières catégories, les conducteurs sont obligés de porter des gilets de sauvetage en bleus avec des numéros au dos en gras qui ne s’achètent pas à moins de 13 000fbu par pièce.

En plus des voitures rémunérées, les non rémunérés n’ont pas été épargnées. Leurs tickets de stationnement sont en fonction du chronomètre. Pour une heure supplémentaire, le ticket est fixé à 300fbu, pour une demi journée, le versement est de 2 000fbu tandis que le parking réservé pour une durée d’un mois, le ticket s’élève à 30 000 fbu, a encore ajouté le Maire de la ville.


Le droit de stationnement suscite des remous des premiers observateurs de la décision, qui payaient déjà la taxe à la mairie.

Certains conducteurs de bus et de taxis s’indignent que le paiement du stationnement sur les voies publiques en mairie de Bujumbura devienne de plus en plus surfacturé. Ils expliquent qu’ils payaient déjà à la Mairie pour les parkings. Ces conducteurs indiquent également qu’il n’y a pas de parking bien aménagé par l’Etat pour leurs engins et des particuliers pour justifier la différence qui se dessine dans les payements des frais de parking. Ils qualifient cette différence injuste.
De son côté ; le secrétaire général de l’Association des Transporteurs du Burundi, ATRABU s’indigne que la mesure a été prise à leur insu alors qu’ils sont les premiers consommateurs des conséquences de cette nouvel ordre.
Le maire de la ville explique que les premiers concernés par la nouvelle mesure de payement de parking sont ceux des véhicules dont le transport est rémunéré. Freddy Mbonimpa ajoute que les privés vont commencer à payer les droits de stationnement dès que l’aménagement des parkings sera terminé par le soumissionnaire gagnant. En plus de la sécurité, ajoute- t-il, les caisses de la Mairie seront renflouées.




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