Pas de surestimation dans la planification au niveau des ministères burundais ; dit Joseph Butore


Les députés et sénateurs notent une probable surestimation dans la planification de certaines activités des ministères. Leurs inquiétudes se fondent sur les différences que retrace le rapport des réalisations du second semestre l’an 2016 où certaines des activités sont réalisées en totalité à un taux de consommation budgétaire inférieur à 20%. De son côté, le deuxième vice-président de la République réaffirme qu’il n’y a ni surestimation ou sous-estimation.



Par: Isanganiro , jeudi 16 mars 2017  à 15 : 23 : 03
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Dans ce rapport de 66 pages des douze ministères orientés vers le développement et le social sous le contrôle du bureau de la deuxième vice- présidence sanctionnant les réalisations du second semestre de l’an 2016, les députés et sénateurs saluent sa lisibilité. Pourtant, certaines activités ont été réalisées à la limite des prévisions et dans d’autres, le taux de consommation est moins loin de 50%. A la 20e page de ce rapport, au niveau du ministère de la santé et de lutte contre le VIH/SIDA, une activité concrète a été réalisée en sa totalité par une consommation budgétaire de 16% ; à la 31e page, une activité du ministère de communication nécessitait seulement une consommation de 19% de sa prévision et au ministère des droits de la personne humaine, une activité a été réalisée par 31% de sa prévision budgétaire.

Le député Pierre célestin Ndikumana estime qu’il ne s’agit pas d’une surestimation dans la planification." Si l’activité prévue peut être réalisée en sa totalité à un taux de consommation budgétaire de 16%, on se demande sur quoi se fondent les 84% qui restent. Il se peut qu’il y ait une surestimation dans les secteurs de planification de ces ministères. Dans ces budgets d’austérité, ils exigent des fonds qui ne sont pas nécessaires à une quelconque activité", explique le député Ndikumana.

Au contraire, dans ce rapport encore, certaines prévisions budgétaires s’achèvent avant la fin des réalisations de l’activité ; ce qui est prévisible sur quelque pages du ministère de l’environnement. "Certaines activités sont presque au moitié ou à un tiers des réalisations mais le budget prévu a été consommé en totalité ; où vont ces activités non réalisées alors que le budget avait été prévu ?" , s’interroge le député Ndikumana Pierre Célestin qui pense déjà à une sous-estimation de la valeur réelle de l’activité.

Le deuxième vice-président de la République Joseph Butore tranquillise qu’il n’y a pas de surestimation. "Il n’y a pas de surestimation. Compte tenu de l’organisation actuelle, détourner 1fbu via le ministère des finances, c’est très difficile. Si surestimation il y a, ces fonds ne vont nulle part. Le ministère des finances possède des techniciens outillés qui, au mois d’octobre prochain, transfèrent cet argent dans d’autres secteurs prioritaires", a précisé le numéro deux de l’Exécutif burundais.

Malgré la lisibilité de ce rapport, les députés et sénateurs demandent que la colonne d’observation soit ajoutée pour apporter une lumière aux activités dont les réalisations ne collent pas aux prévisions budgétaires.




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