Le centre d’assistance intégrale pour les victimes des violences sexuelles moins connu à Muyinga.


Un centre intégré de prise en charge des victimes de violences sexuelles et celles liées au genre est opérationnel à l’hôpital de référence de Muyinga. La victime est assistée médicalement, psychologiquement et juridiquement. Cependant, ce centre en activité depuis pus d’un mois reste moins connu du public d’après les prestataires des services de sante à l’hôpital de Muyinga.



Par: Isanganiro , lundi 24 avril 2017  à 10 : 34 : 14
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Dans les enceintes de l’hôpital de référence de Muyinga, un service spécialisé dans la prise en charge des victimes des violences sexuelles est né depuis un mois. Un médecin et des infirmiers affectés à ce centre traitent en urgence médicale tout cas de victimes de violences sexuelles ou toute autre forme de violences liée au genre, a-t-on appris du Docteur Jean Georges Rukubo, Directeur de cet hôpital.

La nouveauté du centre intégré est la présence permanente d’un psychologue et les représentants de l’appareil judiciaire. Les prestataires de soins de santé travaillent en synergie avec un psychologue qui accorde une assistance psychologique et une fois la victime traitée, l’Officier de Police Judiciaire entame ses enquêtes. L’objectif de la présence à l’hôpital d’un OPJ est de pouvoir récolter toute information à chaud afin de pouvoir mener des investigations rapides et approfondies à partir des témoignages de la victime, complétées par celles récoltées sur terrain. Une fois les investigations terminées, l’OPJ transmet le dossier à un magistrat point focal du parquet de Muyinga affecté au centre. Le ministère public instruit aussi en urgence le cas présenté et présenter au juge le dossier au cas échéant.

Des services gratuits dans un centre peu connu du public

« Deux cas par jour est la moyenne de victimes traitées dans le centre de prise en charge intégrée des victimes de violences sexuelles et celles liées au genre », précise un des prestataires sur place. Des agents du centre croisés devant leurs bureaux font valoir que le petit nombre de personnes accueillies serait lié au fait que le centre n’est pas encore bien connu du public. Tous les services sont gratuitement offerts .Le centre dispose aussi d’un véhicule pour la référence rapide vers l’hôpital des victimes. C’un projet financé par la Banque Mondiale d’où tous les coûts sont supportés. "Le problème de victimes qui abandonnaient leurs dossiers faute de moyens pour se payer les expertises médicales ne sera plus posé", ajoute un employé du centre.

Des informations recueillies auprès du Centre pour le Développement Familial et Communautaire CDFC indiquent que ces centres intégrés sont aussi implantés dans les provinces de CIBITOKE ,au Nord Ouest du Burundi et à Makamba au Sud du Burundi.




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