Pénurie du carburant : une situation cyclique au Burundi


La gestion de l’or noir au Burundi devient de plus en plus une question casse tête. Aucune semaine ne passe inaperçue au Burundi sans fils d’attente sur les stations services, une situation qui risque d’être qualifiée de cyclique. Des déclarations pas rassurantes du ministère de l’énergie et mines, le directeur carburant tranquillise que bientôt la situation sera maitrisée.



Par: Isanganiro , mercredi 31 mai 2017  à 17 : 35 : 04
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Chaque semaine, des lignes si inhabituelles débordent les superficies des parkings destinés aux véhicules en approvisionnement sur les stations services. De l’essence, du pétrole confondus, l’or noir devient de plus en plus une denrée rare. Le ministère de l’énergie et mines ayant la gestion du carburant dans ces attributions limite l’approvisionnement. "L’approvisionnement en carburant ne doit dépasser 19heures", précise le ministère de l’énergie et des mines. En mois d’une semaine, le ministre Come Manirakiza avait indique que la situation de pénurie du carburant sera réglée.

A moins de trois jours de distribution normale de ce carburant, la pénurie a repris ses droits. Par conséquent, des fils d’attente se remarquent au niveau des parkings de bus assurant le déplacement de la population urbaine en mairie de Bujumbura, et plus particulièrement sur les deux faces de l’ex marché central de Bujumbura. Dès la mi journée au soir, les citadins employés, élèves ou étudiants qui doivent rentrer dans différents quartiers de la capitale, particulièrement ceux du Sud et du Nord de Bujumbura sont obligés de s’aligner dans l’espoir d’avoir une place dans un bus de transport. Obligés de prendre leur mal en patience, ils doivent passer des heures et des heures, sous le soleil de plomb faute de manque de carburant ; certains préfèrent rentrer à pied.

Dans une déclaration du ministère de l’énergie et mines, le directeur du carburant affirme que le "pays est approvisionné en quantité suffisante du carburant. Daniel Mpitabakana qui tranquillise les consommateurs des produits pétroliers indique que la situation sera maitrisée sans délai. selon lui, les files d’attentes observés en début de la semaine du 29 Mai sont dues à ce qu’il appelle "problèmes techniques de déchargement de camions au cours du weekend dernier".

Ces explications restent non convaincantes à la PARCEM, une organisation de la société civile militant pour le changement des mentalités. Faustin Ndikumana son président, décrit une situation intenable, grave et explosive. il appelle le gouvernement à faire face à ses responsabilités. Lequel gouvernement devrait, selon toujours Faustin Ndikumana, sortir du silence pour expliquer les vraies raisons de la crise énergétique au Burundi. Le patron du PARCEM qui trouve que la raison majeure d’une pénurie cyclique du carburant au Burundi ne serait liée à la carence des billets verts, se demande comment l’économie du pays va marcher avec les entreprises qui consomment plus d’énergie pour fonctionner et qui sont dans la base de perception de l’assiette fiscale qui seront obligées de tourner au ralenti.




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