L’endettement intérieur de l’Etat burundais inquiète la PARCEM


L’organisation non gouvernementale Parcem se dit inquiète de l’endettement intérieur de l’Etat burundais. Faustin Ndikumana, président de cette association, parle d’une somme qui oscille autour de mille deux cents milliards de francs burundais, un chiffre qui est double la somme collectée annuellement par l’office burundais des recettes



Par: Isanganiro , vendredi 9 juin 2017  à 17 : 19 : 06
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Dans une conférence de presse de ce jeudi 9 Juin, Faustin Ndikumana de la Parcem a indiqué que la situation l’endettement du gouvernement burundais s’est amplifié depuis 2014 où seules les avancés que l’Etat devait à la banque centrale approchaient 700milliards de francs burundais. Cet endettement est reparti, selon les enquêtes de la Parcem , entre les avancées de la banques centrales qui pourtant étaient interdites par la loi, précise - il , les bons du trésor et les banques qui approchent 400 milliards et autres. Selon la Parcem, "l’autre" dont parle Faustin Ndikumana est constitué d’une grande part des arriérés du secteur privé, ce qui crée le disfonctionnement de ce secteur, ajoute Ndikumana .

Pour lui, la Parcem constate dans ces jours, un taux d’endettement intérieur qui varie de 30 à 40%. Face à une telle situation, "bonjour la surendettement et une augmentation de la masse monétaire dans un contexte de tarissement économique",dit Ndikumana. A une telle situation, Faustin note également l’effet d’éviction où la banque centrale finance l’Etat plus que les banques alors que le secteur bancaire a tendance à financer l’Etat que secteur privé. Faustin Ndikumana ajoute qu’actuellement, le Burundi est entrain d’enregistrer des assèchements des liquides des entreprises publiques qui sont asséchées par les demandes excessives de l’Etat alors que le secteur privé, selon Faustin, est perturbé dans leurs affaires quotidiennes en tant que la base même de la perception des recettes fiscales.

A risque de retrouver Burundi face à des problèmes dus à l’endettement excessif du créditeur qui ne rembourse pas , l’Etat ; la Parcem propose en urgence une mise sur pied d’une législation sous contrôle sur la gestion de la dette, l’ amélioration de la visibilité sur la dette totale du pays. Enfin ; le Burundi devrait ,selon Faustin Ndikumana , revenir au réalisme budgétaire avec une gestion saine et contrôlée du budget et procéder à la recherche des bailleurs de fonds pour un éventuel accompagnement qui vise à apurer la dette.




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